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Pour Paris, Fincantieri pourrait être actionnaire minoritaire de STX

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Infos Reuters SAINT-NAZAIRE, Loire-Atlantique (Reuters) - L'Etat français entend obtenir des garanties du groupe italien Fincantieri, retenu par la justice sud-coréenne pour reprendre STX France, mais ne nationalisera pas ces chantiers navals florissants, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue. Toutefois, Paris n'exclu pas que Fincantieri soit un actionnaire minoritaire.

Pour Paris, Fincantieri pourrait être actionnaire minoritaire de STX
L"Etat français entend obtenir des garanties du groupe italien Fincantieri, retenu par la justice sud-coréenne pour reprendre STX France, mais ne nationalisera pas ces chantiers navals. /Photo prise le 12 mai 2016/REUTERS/Stéphane Mahé
© Stephane Mahe / Reuters

Fincantieri, leader européen de la construction navale et propriété à plus de 70% de l'Etat italien, est le seul repreneur à avoir déposé une offre pour les chantiers de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, où Christophe Sirugue s'est rendu mercredi, notamment pour rassurer les syndicats.

"Nous voulons conserver le site de Saint-Nazaire, nous voulons conserver la filière, c'est-à-dire le lien avec les sous-traitants", a-t-il expliqué sur RMC. "Et nous voulons conserver deux éléments vraiment très importants, qui sont la stratégie (et) la propriété industrielle pour éviter qu'on ne nous prenne notre savoir-faire."

L'Etat français dispose d'une minorité de blocage de 33% dans STX France et défendra ces quatre exigences dans les négociations avec Fincantieri, a-t-il ajouté.

Il a en revanche écarté l'idée d'une nationalisation, suggérée par des syndicats et des responsables politiques, parce qu'elle aurait notamment pour conséquence des discussions difficiles avec les clients des chantiers de Saint-Nazaire.

A Saint-Nazaire, il a assuré que l'Etat ne réduirait pas sa participation et expliqué que l'entreprise italienne pourrait reprendre les chantiers navals aux côtés d'autres acteurs. DCNS, propriété à 62% de l'Etat français, spécialisé dans la construction navale militaire, figure notamment parmi eux. Jusqu'à quelle hauteur ? "Ça fait partie de l'objet des discussions (avec Fincantieri) mais en tout cas pas jusqu'à 50%", a-t-il dit sur RMC.

Fincantieri pas forcément majoritaire à lui tout seul

Paris n'exclu pas que Finacantieri soit minoritaire. "Il est clair que notre projet (...) n'est pas forcément une hypothèse où Fincantieri serait majoritaire à lui tout seul", a expliqué le secrétaire d'Etat à Saint-Nazaire.

Des parts pourraient être rachetées par les armateurs MSC et RCCL, clients de STX qui avaient pris part au projet concurrent du néerlandais Damen.

"J'espère et je crois" que des négociations ont été ouvertes entre eux et Fincantieri, a-t-il répondu à un journaliste.

Il a ensuite souligné que "nous sommes plutôt aujourd'hui dans une discussion constructive avec Fincantieri".

Il avait auparavant expliqué sur RMC que "l'intérêt de Fincantieri aujourd'hui, ce n'est pas d'aller au blocage" et que "l'intérêt de l'Etat français, c'est de préserver notre fleuron".

Pour Reuters, Emmanuel Jarry à Paris et Guillaume Frouin à Saint-Nazaire, édité par Jean-Baptiste Vey et Matthieu Protard

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