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Pour le patron de Total, le débat sur les gaz de schiste va évoluer

Par Barbara Leblanc - Publié le
Christophe de Margerie
© Pascal Guittet

Au lendemain du dépôt d’un recours administratif par Total, son PDG, Christophe de Margerie, revient dans un entretien à La Libre Belgique sur la nécessité de débattre sur l’exploration des gaz de schiste en France.

"Ce débat tombe mal mais il fallait l'avoir. Il est particulièrement sensible dans un pays comme la France où la nature a toujours joué un rôle important. Nous n'avons pas non plus la taille ni la culture de l'Amérique où l'on est propriétaire de son sol", souligne Christophe de Margerie dans un entretien à Libre Belgique.

Cette déclaration intervient quelques semaines après le rejet par le gouvernement du permis d’exploration des gaz de schiste dans le sud de la France. Une conséquence selon l’Etat de l’application de la loi interdisant l’utilisation de la fracturation hydraulique jugée trop polluante. A l’époque, Total avait fait part de sa surprise suite à cette décision, considérant qu’il s’était déjà engagé à ne pas utiliser cette méthode.

Le patron du groupe tempère ses propos en estimant que le débat va nécessairement évoluer. "Le débat  est d'ailleurs prévu par la loi. Cela prendra du temps bien sûr. A nous de prouver que nous ne faisons pas n'importe quoi", explique-t-il.

Résultats en hausse en 2012

Le patron du groupe pétrolier profite de cet entretien pour revenir sur la hausse de la facture pétrolière liée à la baisse de l’euro, qui se répercute sur les prix de l’essence. "Quand tout le monde se réjouit de la baisse de l'euro, dont bénéficie le commerce extérieur, on oublie que la facture pétrolière grimpe. Je le regrette pour nos clients mais c'est ainsi, affirme le grand patron. Aujourd'hui, comme le prix du baril a baissé, on dit : ce sont les pétroliers qui en profitent. Ce n'est pas aussi simple : nous sommes importateurs et en période de crise et d'affaiblissement de l'euro cela peut faire très mal".

En 2012, le groupe prévoit des résultats en hausse pour la compagnie pétrolière. "Heureusement que nos profits augmentent, sans quoi cela signifierait que l'entreprise est en difficulté. On le verra avec nos résultats: ils seront en hausse mais cela pourrait être mieux. Et je ne joue pas au provocateur", affirme Christophe de Margerie, tentant d’apaiser les polémiques liées à ses profits.

Selon lui, le groupe ne devrait donc pas être affecté par une dégradation de sa note, à l’instar d’autres groupes. Il précise que sa notation est en effet différenciée de celle de la France.

La note de Total est de "AA-" chez Standard and Poor's avec perspective stable, et "AA+" avec perspective stable chez Moody's.
 

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1 réaction

dugendre marc | 20/01/2012 - 09H04

5° Réaction de Marc DUGENDRE aux journaux

GAZ de SCHISTE :

Permis signés par BORLOO ou Permis signés par VOYNET du gouvernement JOSPIN ???

Le gouvernement a annulé le 04.10.2011 trois permis d'exploration de gaz de schiste, dont celui de Total car ces trois explorations ou exploitations prévoyaient la fracturation hydraulique qui a été interdite par une loi votée en juin car elle présente des risques de pollution des nappes phréatiques.

Est-ce que nous allons assister à une interdiction totale de l'exploitation du gaz de schiste en France ? Certainement pas.

Dans le cas de l'Américain SCHUEPBACH, (permis en Ardèche et dans le Larzac) : les rapports de l'entreprise mentionnaient "distinctement le projet d'utiliser" LA FRACTURATION HYDRAULIQUE donc pas de problème cela devient une annulation pure et simple.

Quand à TOTAL : a contrario il s’engageait dans son rapport à ne pas utiliser cette technique à Montélimar. "J'ai fait valoir l'argument que ce rapport n'était pas crédible", a affirmé Madame KOSCIUSKO- MORIZET.

D'après la Ministre de l’écologie, Total veut "continuer à rechercher du gaz de schiste avec d’autres techniques que la fracturation hydraulique, mais on sait qu’aujourd'hui que toutes autres techniques ne sont pas opérationnelles".

Le groupe français s'est dit "très surpris" par cette décision de la ministre et dit attendre "de recevoir la notification de cette abrogation pour comprendre sur quelles bases légales ce permis serait abrogé". (Alors la prudence est de mise)

ATTENTION :

Ces techniques désignées ci-dessous permettront toujours de contourner la loi : Les chercheurs sont maintenant au centre du débat :

La fracturation hydraulique pour trouver du Gaz de Schiste devient interdite !!!!!!!!!!!

Sachez qu’ils ont déposé deux brevets en mars 2011 sur les méthodes alternatives à la fracturation hydraulique, la FRACTURATION par ARC ELECTRIQUE.

Une autre, brevetée et commercialisée de manière très limitée pour le moment par une entreprise canadienne, consiste à REMPLACER L’EAU par du PROPANE

TOTAL informe également qu’il pourrait ainsi procéder à un simple CARROTAGE VERTICAL opération de recherche qui reste autorisée par la loi.

Il y a encore une autre formule de fracturation, celle dite de FRACTURATION PNEUMATIQUE qui consiste à injecter non pas de l'eau mais de l'air comprimé dans la roche mère afin de la désintégrer.

Toutes ces techniques feraient courir les mêmes dangers à l'environnement et à la santé humaine avec comme conséquence irrémédiable : La disparition des sources, des nappes phréatiques endommagées, des glissements de terrain et même comme en Angleterre récemment (juin 2011) des mini tremblements des terre.

Car en fait c’est la fracturation tout court qui pose problème car elle met en contact toutes les couches géologiques qui des plus profondes jusqu’au supérieures contenant les nappes phréatiques deviennent ainsi altérées et polluées.

Et puis, pourquoi, après tout ne pas envisager d’extraire d’autre énergie dans notre sol ?

Les Huiles lourdes, sables bitumineux : Cette roche sableuse qui est imprégnée d'un pétrole très lourd et visqueux, incapable de s'écouler dans un puits. Ces sables non accessibles pour les récupérer nécessitent une injection (vapeur d’eau) pour les faire s’écouler dans un puits.

Et tout cela, n’est il pas intéressant pour nos pétroliers qui peuvent ainsi sans problème contourner la loi ?

61 autres permis de recherche de pétrole ou de gaz sont en effet toujours en vigueur.

D'après le gouvernement, pour ces autres permis toujours valides, les entreprises n'entendent pas rechercher des gaz et huiles de schiste. Tous se sont engagés à ne pas recourir à la fracturation hydraulique et des "inspections" doivent être menées pour s'en assurer.

Dans le permis d’Alès, il s’agit d’une recherche d’hydrocarbures tout à fait conventionnelle comme il en existe dans notre pays depuis des décennies. Il concerne quelques communes de l’Ardèche directement limitrophes avec le Gard

Il est toutefois important de noter que, Mme VOYNET, à l’époque Ministre de l’Ecologie du gouvernement JOSPIN, a délivré près de 20 permis similaires en France entre 1997 et 2001.

Cette exploration ou exploitation traditionnelle d’hydrocarbures conventionnels mérite une vigilance des pouvoirs publics ; Tout naturellement depuis la promulgation de la loi du 13 juillet au Journal Officiel de la République la fracturation hydraulique lui est interdite.

Il faudrait donc que l’état se souci du style d’exploitation qui a eu lieu depuis lors, afin d’en apporter si nécessaire, toutes modifications utiles

La loi (n°2011-835) du 13.07.2011 a été publiée le 14.07.2011 et s'appuie sur la Charte de l'environnement de 2004 et sur le principe d'action préventive et de correction prévu à l'article L110-1 du Code de l'environnement, pour interdire sur le territoire national ce type d'exploration et d'exploitation.

L'article 2 porte création de la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.

Elle a notamment pour objet d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.

Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public.

Certes, c’est bien. Mais qui va être choisi et qui choisira la composition de ces commissions ?

De plus, le fait de procéder à un forage suivi de fracturation hydraulique de la roche sans l'avoir déclaré à l'autorité administrative est passible d'une peine 75.000 euros d'amende.

Quel montant dérisoire pour des sociétés qui gèrent des millions d’euros !

Suivons ce dossier avec attention...

Et attendons les rebondissements, les contournements et les interprétations des lois pour les années futures avant de nous réjouir.

Marc DUGENDRE
Ardèche 07170

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