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Pour l'instant, ça repart

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3211

PLASTURGIE

TENDANCE 2010

CA 2 010 8 068

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Compagnie Plastic Omnium, Mecaplast, MGI Coutier

SOURCE : MIDEST

Pris en étau

Frappée par l'effet ciseau d'une pénurie de matières premières et d'une hausse des prix, la plasturgie a peiné à redresser la barre. Même si la situation s'est légèrement améliorée depuis l'accord obtenu en juillet entre les industriels de la chimie et les plasturgistes, « il existe encore des problèmes d'allongement de délais de livraison et des commandes qui ne sont toujours pas honorées », constate Sylvie Domenech, le responsable économie à la Fédération de la plasturgie. Pour autant, 2010 sera forcément meilleure que 2009. L'année précédente a été marquée par la poursuite du ralentissement initié dès le dernier trimestre 2008. Les facturations dans la profession étaient en recul de 18 % environ par rapport à l'année précédente, d'après une estimation de Daniel Coué, consultant pour le Midest. Tirées par l'automobile et les primes à la casse dont a bénéficié ce secteur, les entreprises ont vu leur volume de commandes cesser de baisser dès avril-mai 2009, pour finir par augmenter. Et les prix se sont stabilisés fin août 2010. Si septembre fut plutôt meilleur qu'espéré, le manque de visibilité limite les velléités d'optimisme.

ÉLECTRONIQUE

TENDANCE 2010

CA 2 010 6 703

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Epiq, Eolane, Lacroix électronique

SOURCE : MIDEST

En manque

Avec un chiffre d'affaires 2009 en repli de 15 % par rapport à 2008, l'électronique s'est plutôt mieux portée que les autres secteurs de la sous-traitance. Ce qui entrave la reprise, c'est la pénurie de composants que subit la profession depuis près de dix-huit mois. « Elle a atteint son apogée au premier trimestre 2010 », rappelle Pierre Bigot, le président du Syndicat national des fabricants d'électroniques et services associés (Snese). Leur crainte ? Que les prévisions de croissance de 10 à 15 % pour 2010 soient annihilées par cette rareté. « On devrait revenir à une situation acceptable à la fin du premier trimestre 2011 », prévoit Pierre Bigot. Malgré le manque de visibilité pour l'année à venir « on reste résolument optimiste », indique-t-il, avant de conclure « les sous-traitants ont déjà subi beaucoup de crises, ils en ont gardé une grande flexibilité ».

MÉCANIQUE

TENDANCE 2010

CA 2 010 5 778

(en millions d'euros)

Principaux acteurs AD Industrie, Mecachrome

SOURCE : MIDEST

Survivant

Chute libre pour la sous-traitance mécanique en 2009 avec des baisses de commandes de 30 à 50 %. « L'effet domino de cette baisse a successivement frappé les constructeurs et leurs fournisseurs d'équipements », commente Christian Guérin, le délégué général de l'Amics-E et Pi à la Fédération des industries mécaniques. Et les sous-traitants ont été pris en tenaille entre la baisse du carnet de commandes, le déstockage et la réintégration par les donneurs d'ordres d'une partie de la production. Cette année a mieux démarré et les mécaniciens espèrent que l'amélioration se poursuivra en 2011. « Le secteur a progressé de 3,5 % au premier semestre par rapport à la même période en 2009 », précise Renaud Buronfosse, le délégué général du Cisma. Elle profite du regain de l'automobile mais aussi de la bonne tenue de l'aéronautique. « Après une baisse de 10 % sur l'exercice 2008/2009, nous renouons avec la croissance. Grâce, entre autres, à l'envolée du programme A320 et à notre activité de réparation dopée par la reprise du trafic aérien », confirme plus optimiste Alain Blévin, PDG de Sira Groupe.

DÉCOUPAGE-EMBOUTISSAGE

TENDANCE 2010

CA 2 010 4 365

(en millions d'euros)

Principaux acteurs GMD, FSD, Defta

SOURCE : MIDEST

Acier trop cher

Secteur en sortie de crise, mais sous observation. Voilà en résumé la situation actuelle de ce métier, dont le chiffre d'affaires a plongé de près de 35 % en 2009. Comme souvent dans la sous-traitance, le découpage-emboutissage dépend fortement de l'automobile (plus de 50 % des facturations). Ceci expliquant cela. « Nous prévoyons une stabilisation du chiffre d'affaires en 2010. Quant à 2011, c'est l'incertitude », commente Eric Moleux, le président du Groupement des industries de transformation des métaux (Gimes), et ancien dirigeant. Le secteur a perdu 5 000 emplois ces trois dernières années, et devrait encore en perdre 2 000 dans les deux prochaines années. Le gros problème du moment est la non-répercussion des hausses de matières premières par les grands donneurs d'ordres français. « On subit un effet ciseau dévastateur », souligne Eric Moleux, qui déplore que les clients allemands, eux, accordent des hausses de prix pour absorber celles des aciers. « Je ne vois pas pourquoi les Français n'en feraient pas autant ! », s'exclame-t-il.

FONDERIE

TENDANCE 2010

CA 2 010 3 099

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Montupet, Arche, Le Bélier

SOURCE : MIDEST

Navigation à vue

Avec une baisse du chiffre d'affaires de presque 29 %, l'année 2009 fut pire que prévue pour la fonderie. Sans pouvoir compenser cette violente chute, le secteur devrait enregistrer cette année une croissance de 25 % en volume selon les Fondeurs de France. Profitant du redémarrage de l'automobile - qui représente pas loin de 50 % du marché des fonderies de métaux ferreux et plus de 70 % des non-ferreux - la profession a vu ses livraisons augmenter de 13 % en volume et de 18 % en valeur sur le premier semestre. En outre, l'érosion des effectifs devrait se poursuivre, mais dans une moindre mesure. Avec 24 fonderies qui ont cessé leur activité, ce secteur avait été, en 2009, l'un des plus touchés par les défaillances faisant fondre de 12 % le nombre de personnes oeuvrant dans ce domaine. Pas mieux lotie que les autres secteurs de la sous-traitance, la fonderie souffre d'un manque de visibilité. « Certaines entreprises signalent l'existence d'une concurrence étrangère difficile », indique par ailleurs Jean-Luc Brillanceau, le directeur général des Fondeurs de France. Et tous les regards se tournent vers la Chine...

TRANSFORMATION

DES ÉLASTOMÈRES

TENDANCE 2010

CA 2 010 2 800

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Hutchinson, Société des polymères Barre Thomas

SOURCE : MIDEST

Timide rebond

Ambiance fin du monde. C'est l'atmosphère qui régnait chez les professionnels du caoutchouc industriel depuis leur entrée précoce dans la crise en 2008. La contraction violente s'est poursuivie en 2009 avec une réduction de 15 % des volumes et de 12 % du chiffre d'affaires, selon le Syndicat national du caoutchouc et polymères (SNCP). « Depuis le dernier trimestre 2009, on sent un redémarrage », assure Bruno Muret, le directeur économie du SNCP. La croissance du secteur s'est même offert le luxe de compter deux chiffres à partir d'octobre 2009. Cette performance a permis, en juillet 2010, de dépasser de 1 % en volume le niveau de production des six premiers mois 2008. La page du chômage partiel est désormais tournée. « Avec ce dispositif, nous avons pu garder l'essentiel de nos salariés, insiste Bruno Muret, l'enjeu était d'autant plus fort que notre industrie a besoin d'une proportion importante de personnes qualifiées, difficiles à recruter. » Et depuis quelques mois, l'embauche d'intérimaires a repris. Néanmoins, 2011 reste placée sous le signe de la prudence.

CHAUDRONNERIE-

TUYAUTERIE

TENDANCE 2010

CA 2 010 2 788

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Boccard SA, Fives Nordon

SOURCE : MIDEST

Trou d'air

Selon Gérard Fabiani, le secrétaire général du Syndicat de la chaudronnerie, de la tôlerie et de la maintenance, l'année qui s'achèvera dans quelques mois représente un creux pour la profession. « Les investissements industriels ont considérablement ralenti en France, insiste-t-il. Nous ne sommes pas plus inquiets que cela », temporise-t-il néanmoins. En effet, les exportations vers l'Afrique, le Moyen-Orient, la Chine ou l'Amérique du Sud continuent de bien se porter. Pesant 62 % de l'activité, contre 69 % en 2009, elles tirent l'activité, en particulier pour les entreprises en liaison directe avec les pétroliers. Bien que ralenti du fait du retard de certains projets, le marché du nucléaire, quant à lui, est toujours porteur d'espoir. « Il y aura des projets pour les deux prochaines années, assure Gérard Fabiani, mais il faudra d'abord passer le cap des deux ans à venir. » Toujours confiant dans leur savoir-faire, il donne ce conseil aux entreprises du secteur : « résistez ! »

TRAITEMENT DE SURFACE

TENDANCE 2010

CA 2 010 1 794

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Electropoli Center, Hacer

SOURCE : MIDEST

Dans la moyenne

Avec un chiffre d'affaires en recul de 27 % en 2009 par rapport à 2008, le secteur du traitement de surface se situe à peu de chose près dans la moyenne de la sous-traitance. Pas étonnant : la santé du secteur est directement corrélée au niveau d'activité de ses clients. « Nous ne fabriquons rien, rappelle Denis Théry, le délégué général de l'Union des industries de traitements de surface (UITS), mais là où il y a de la mécanique, il y a du traitement de surface. » Si elle dépend à 35-40 % de l'automobile, la profession a le mérite de travailler pour un nombre variés de marchés : luxe, électroménager, aéronautique ou encore nucléaire. Ce qui lui a permis d'amortir son entrée dans la crise. Mais aussi sa sortie... Point positif, avec l'élection de Jérôme Frantz, le PDG de Frantz Elctrolyse, à la tête de la Fédération des industries mécaniques (FIM) et l'arrivée à la présidence du Midest de Claude Monier, le PDG du groupe Thermi-lyon et président de l'UITS, la profession a des relais de poids pour se faire entendre au plus haut niveau.

FORGE

TENDANCE 2010

CA 2 010 1 698

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Aubert et Duval, Manoir Industries

SOURCE : MIDEST

Recharge rapide

Davantage liée à l'automobile que la fonderie, la forge avait vu son activité chuter drastiquement dès le début de la crise, pour atteindre un niveau de - 29 % en 2009 par rapport à 2008. Elle l'a donc vu remonter plus vite et plus fort. Selon l'Association française de forge (AFF), le rebond s'élèverait à 34 % en valeur et 40 % en volume sur le premier semestre 2010 par rapport à la même période de l'année précédente. Les effectifs, quant à eux, ont fondu de 6 à 7 % en 2009. En 2010, les taux d'utilisation des capacités de production ont progressé régulièrement pour atteindre 76 % en juillet, contre 71 % en début d'année. Cette évolution traduit la poursuite de l'augmentation de la demande. « Mais l'extension des capacités de production n'est pas encore d'actualité », prévient Jean-Luc Brillanceau, le délégué général de l'AFF, qui souligne que ces taux se trouvent encore dix points au-dessous de leur moyenne longue période. Et comme partout, l'absence de visibilité inquiète les forgerons.

ROULEMENTS

ET GARNITURES

TENDANCE 2010

CA 2 010 1 149

(en millions d'euros)

Principaux acteurs SKF France, SNR Roulements

SOURCE : ARTEMA

Mieux que prévu

Conformément aux prévisions, le secteur des roulements a connu en 2009, une baisse de son chiffre d'affaires de l'ordre de 25 % par rapport à 2008. Durant cette période, seul le marché du ferroviaire a connu une croissance de 20 %, pesant alors 3 % de l'activité au lieu de 1, 8 % l'année précédente. Pas de quoi remonter la pente... Tous les autres secteurs clients comme l'automobile (qui pèse 50 % de la production), l'industrie, la distribution et même l'aéronautique ont connu des baisses allant de 1 à 30 %. Mais 2010 se présente nettement mieux ! La reprise, tirée par l'automobile depuis le dernier trimestre 2009, permet de redonner des couleurs aux prévisions. La croissance attendue est désormais de 15 à 20 %, contre les 5 à 10 % envisagés en début d'année. Quant à 2011 ? « On ne sait pas », confie Laurence Chérillat, la déléguée générale de l'Association des roulements, des transmissions, de l'étanchéité et de la mécatronique associée (Artema). Les constructeurs automobiles français leur auraient déjà annoncé des ralentissements de cadences...

DÉCOLLETAGE

TENDANCE 2010

CA 2 010 1 145

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Maike Automotive, Pernat Industrie, Bontaz Centre

SOURCE : MIDEST

Limite la casse

Bérézina. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier l'année 2009 pour le décolletage, au regard de la chute de son chiffre d'affaires, en repli de près 34 % par rapport à l'année précédente. C'est neuf points de moins que la moyenne de la sous-traitance. Dépendante à 60 % de l'automobile, la profession a subi la crise de plein fouet. « Compte tenu de sa violence, il n'y a pas eu tant de casse que ça », temporise Jérôme Akmouche du Syndicat national du décolletage (SNDEC), et directeur du programme Talents 2020 au pôle de compétitivité Arve Industries. Selon le SNDEC, la profession aurait perdu près de 2 000 emplois entre 2008 et 2009, soit 14 % de ses effectifs. Pour autant, 2010 se présente sous de meilleurs auspices. L'intérim a repris et « l'on constate une hausse de 25 à 30 % des contrats d'alternance en 2010 par rapport à 2009 et, ce, quel que ce soit le niveau : du bac pro à l'ingénieur », assure Jérôme Akmouche. Si elle est claire, la reprise est cependant irrégulière suivant les marchés. Et comme pour les autres secteurs, la visibilité pour 2011 est quasi nulle.

FIXATIONS,

FRAPPE À FROID

TENDANCE 2010

CA 2 010 963

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Lisi, A Raymond

SOURCE : MIDEST

Le salut est dans la niche

Restructurée depuis longtemps, la profession a su courber l'échine pour passer la tempête sans trop de casse, malgré une chute du chiffre d'affaires de plus de 20 % en 2009. « Il n'y a pas eu d'entreprise ayant fermé boutique », assure Denys Tremblais, le délégué général de l'Association de fabricants de fixations mécaniques (Affix). « Les PME les plus petites sont positionnées sur des marchés de niches où ne sont pas les grands groupes, et elles sont très bien gérées », analyse-t-il. La reprise qui se fait sentir depuis le début de l'année leur a permis de retrouver le niveau d'avant-crise. Et même plus, pour les gros fabricants de fixations, comme Lisi, A Raymond ou encore Agrati. Ils sont tirés par l'export et en particulier par l'Asie, pour le marché de l'automobile (qui pèse plus de 50 % du marché de la fixation). En parallèle, l'Affix se félicite de participer à la Plate-forme d'échanges sur l'automobile (PFA). « C'est l'opportunité de se rapprocher des constructeurs, de comprendre les enjeux et surtout d'être force de proposition », se réjouit Denys Tremblais.

ENGRENAGES ET TRANSMISSIONS

TENDANCE 2010

CA 2 010 546

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Ferry Capitain, SNR Roulements

SOURCE : ARTEMA

Crise de confiance

Lente et régulière. C'est ainsi que les industriels du secteur voient la reprise. Mais ils n'ont aucune visibilité pour 2011... Portée par les investissements dans l'industrie, la profession attend moins un retour de la confiance pour profiter à plein de la reprise. « Il y a de bonnes perspectives dans l'énergie. La sidérurgie, les mines - qui étaient complètement bloquées - commencent à repartir », assure Laurence Chérillat, la déléguée générale de l'Association des roulements, des transmissions, de l'étanchéité et de la mécatronique associée (Artema). Mais c'est surtout la reprise des marchés asiatiques qui tire l'activité. La croissance de 10 % attendue pour 2010 ne viendra pas compenser la chute de facturation de 32 % en 2009. « Nous sommes sur des marchés à long terme », précise la déléguée générale d'Artema. Par ailleurs, la faible diminution d'effectif - seulement 3 % en 2009 - risque d'être alourdie par des « ajustements » supplémentaires d'ici à la fin de l'année. Outre cette érosion, la parité euro-dollar suscite des inquiétudes dans ce secteur fortement exportateur.

MOULES, MODÈLES, MAQUETTES ET OUTILLAGE

TENDANCE 2010

CA 2 010 980

(en millions d'euros)

Principaux acteurs FSD, Groupe MPO

SOURCE : MIDEST

Reprise en trompe l'oeil

Pesant encore lourd sur la profession - plus de 50 % -, le marché de l'automobile a joué un rôle d'amplificateur des effets de la crise. « Il a précipité la chute d'activité dans la profession, mais il a permis un rebond dès la fin 2009 », analyse Bruno Machet, le nouveau président de l'Association française des industries du moule, modèle et maquette (Afim). En 2010, la reprise envisagée par l'Afim de 2,5 % correspond davantage à une stabilisation qu'à un véritable redémarrage. Et la situation est très variable d'un secteur à l'autre. « Il y a des outilleurs qui ont des carnets de commandes pleins sur 2010 et même jusqu'à la mi-2011 », assure Bruno Machet. Ceux-là travaillent pour l'emballage, la cosmétique ou encore le médical. Rarement pour l'automobile. « En effet, les constructeurs français achètent 40 % de leur outillage en Asie. Ils nous ont annoncé qu'ils voulaient passer à 60 % », déplore le président de l'Afim. Selon lui, le salut de cette profession, dont le volume d'activité a été par trois en quinze ans, passe nécessairement par l'innovation et la diversification.

RESSORTS

TENDANCE 2010

CA 2 010 227

(en millions d'euros)

Principaux acteurs Allevard Rejna Autosuspension, Aalberts Industries France

SOURCE : MIDEST

Dégel

Une belle éclaircie ! Les facturations du ressort mécanique sont en hausse de 20 % à fin septembre par rapport aux mêmes mois de 2009. Du coup, les entreprises de ce petit secteur (une soixantaine d'entreprises) commencent à réinvestir dans des machines. « Après plus de douze mois de gel », lance Jean Masselin, le PDG de Ressorts Masselin, l'un des plus gros acteurs, et président du syndicat national éponyme. Même si les fabricants ont subi un fort tassement de leurs ventes en 2009, ils ont plutôt mieux résisté que beaucoup d'autres secteurs. L'explication : « Nous avons beaucoup de débouchés, comme le BTP, l'énergie ou l'aéronautique, et donc, on ne dépend pas trop de l'automobile », explique Jean Masselin. Le nucléaire, les biens d'équipement et le ferroviaire tirent l'activité. Points noirs : la visibilité du carnet de commandes est réduite à trois-quatre semaines, un niveau historiquement bas. Et les tensions sont fortes sur les délais d'approvisionnement en matières premières, avec un allongement de plusieurs mois dans certaines qualités d'acier.

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