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Pour François Hollande, les engagements d'ArcelorMittal à Florange sont respectés

Léna Corot ,

Publié le

Plus de trois ans après l'accord conclu entre ArcelorMittal et le gouvernement, François Hollande est revenu à Florange pour expliquer que les promesses ont été tenues. Toutefois, s'il n'y a pas eu de licenciements, la fermeture des hauts fourneaux d'ArcelorMittal à Florange perdure.

Pour François Hollande, les engagements d'ArcelorMittal à Florange sont respectés © Twitter - Elysée - c.c

"Ce sont des engagements qui ont été pris mais qui ont été respectés" a déclaré François Hollande en déplacement sur le site d’ArcelorMittal à Florange lundi 17 octobre. En 2012, le Président a préféré le compromis à la nationalisation et un accord a été signé le 30 novembre 2012 entre ArcelorMittal et le gouvernement. Plusieurs conditions étaient fixées en contre-partie de la fermeture des hauts fourneaux.

"Dans la représentation, c’est une usine qui ferme. Elle n’a pas fermé. Ce sont des salariés licenciés, il n’y en a eu aucun. C’est un plan social. Il n’a pas eu lieu. Ce sont des capacités de production qui se réduisent, il y a eu des investissements", a détaillé François Hollande. Toutefois, les syndicats sont divisés sur le bilan élogieux dressé par le Président : la CGT et FO, deux syndicats minoritaires, ont boycotté la visite du Président contrairement à la CFE-CGC et à la CFDT.

Pas de licenciement et des investissements pour ArcelorMittal

Alors que 629 salariés étaient menacés en raison de la fermeture des hauts fourneaux, ArcelorMittal n’a procédé à aucun licenciement. La majorité des salariés a été reclassée en interne (355), d’autres ont démissionné (16), sont partis en retraite (206) ou ont bénéficié d’un accompagnement de fin de carrière (52). ArcelorMittal affirme même avoir "réalisé 120 embauches en CDI depuis le début de l’année 2015".

La promesse des 180 millions d’euros d’investissements sur la période 2013-2018 semble tenue : 156 millions d’euros d’investissements sont déjà réalisés ou engagés et 200 millions d’euros autorisés. Toutefois, Lionel Budriello, délégué syndical de la CGT, critique ces investissements expliquant que seuls 53 millions d’euros sont de nature stratégique. "Le reste, c’est ce qui permet de faire tourner l’outil de travail", précise-t-il, telles que des maintenances d'installations ou des formations à la sécurité.

L’avenir des hauts fourneaux ?

"La situation de Florange n'est pas le résultat de ce qu'a fait François Hollande", estime pour sa part Frédéric Weber, secrétaire adjoint de FO. Il précise : "ArcelorMittal n'a jamais eu l'intention de fermer le site". La firme voulait fermer les hauts fourneaux, ce qu’elle a effectivement fait. Le gouvernement avait obtenu l’engagement par ArcelorMittal du maintien des hauts fourneaux dans un état qui permette, le moment venu, la réalisation d’un projet industriel d’avenir. Le site s’est spécialisé dans les aciers à haute résistance pour l’emballage et l’industrie automobile, ce qui lui a permis de perdurer, mais la réouverture des hauts fourneaux ne semble pas encore être à l’ordre du jour.

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