POUR FRANÇOIS HOLLANDE, L'ENNEMI, C'EST LA FINANCE
Par ARNAUD DUMAS - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3269Le candidat socialiste affine son programme. Il a commencé à détailler ses propositions lors du premier meeting marquant de la campagne, qui s'est tenu le 22 janvier au Bourget (Seine-Saint-Denis). Il poursuivra le 26 janvier dans une émission sur France 2. Outre la réindustrialisation [lire page 30], son premier cheval de bataille sera de mettre au pas le monde de la finance, qu'il surnomme « l'adversaire ». Il prévoit pour cela de séparer les activités de dépôts et d'investissement des banques françaises, de leur interdire de s'installer dans les paradis fiscaux, de taxer les transactions financières et d'encadrer les bonus des traders. Il ambitionne d'emmener l'Europe dans son sillage, en créant une agence publique européenne de notation. Enfin, il veut relancer le débat sur la politique énergétique de la France. Il a réaffirmé son objectif de réduire la part du nucléaire à 50 % de la production électrique d'ici à 2025, en investissant dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Le tout en n'alourdissant pas les finances publiques... Pour y parvenir, il compte revoir la politique fiscale (allégements sur l'ISF et niches fiscales).











