Pour Eric Besson, le nucléaire a un avantage compétitif
Par Barbara Leblanc - Publié le
Suite à la publication du rapport de la Cour des comptes sur la filière d’électricité nucléaire en France le 31 janvier, le ministre de l’Industrie et de l’Energie estime que ce rapport fait s’effondrer le mythe du coût caché du nucléaire.
Pour Eric Besson le rapport ne fait "apparaître aucun coût supplémentaire qui ne serait pas déjà pris en compte dans le cadre de la régulation économique globale de la filière nucléaire". Il admet que demeurent "des incertitudes sur les coûts du démantèlement et des déchets, que nous nous efforçons d'ailleurs de réduire, mais (...) ces incertitudes ne font évoluer que marginalement le coût du nucléaire".
Il juge donc que l’avantage économique du parc nucléaire français est confirmé, avec des coûts de production largement inférieurs aux autres sources d’énergie, hormis l’hydroélectricité.
Dans une interview publiée dans le Figaro du 1er février, le ministre assure que l'électricité nucléaire restera bien une énergie bon marché. "La hausse des coûts du nucléaire ne représentera qu'une faible partie des hausses des prix de l'électricité à venir qui proviendront aussi des besoins d'investir dans les réseaux électriques, du financement du développement des énergies renouvelables ou des investissements dans les capacités pour faire face aux pointes de consommation", souligne Eric Besson.
Le ministre de l’Energie profite de ce communiqué pour affirmer qu’une réflexion est en cours sur le question de la durée de fonctionnement du parc nucléaire existant. Sur ce point, la Cour des comptes estime que la France doit faire des choix dès maintenant tant sur sa politique énergétique que sur l’avenir de son parc nucléaire.
Le ministre avait installé une commission appelée Energie 2050 en 2011. Elle doit remettre ses conclusions mi-février. Eric Besson assure "qu’elle travaille actuellement à l’évaluation des différents scénarios envisageables, en vue de la préparation de la prochaine programmation pluriannuelle des investissements, qui fera l'objet d'une consultation publique et qui pourra être débattue devant le Parlement".
Sans attendre ce rapport, le ministre estime que "la fermeture anticipée de nos réacteurs, dès lors qu'elle ne serait pas demandée par l'Autorité de sûreté nucléaire, serait un gâchis économique important qui s'accompagnerait d'une hausse inutile des prix de l'électricité".

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