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Pour découvrir les industries du Havre, pistez les logos !

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Dans leur ouvrage "Lettres du Havre", Elodie Boyer et Jean Segui nous proposent une visite singulière du premier port français. Leur fil rouge, ce ne sont pas les monuments historiques ni les histoires insolites de la ville du Havre mais les logos. Ceux des services publics, ceux des magasins mais aussi et surtout ceux de l'industrie. Un parcours insolite que L'Usine Nouvelle a défriché pour vous.

Le Havre est sans doute l’une des villes les plus industrielles de France. Pas en nombre d’usines ou d’ouvriers, ni en chiffre d’affaire généré par cette activité. Non, c’est d’abord et avant tout par sa culture et son design qu’elle a ce caractère unique. Tout est industrie au Havre : l’entrée de ville où les fumets des raffineries vous prennent au nez, les immeubles de Perret si élégamment standardisés, les docks qui semblent avoir été pensés depuis toujours pour devenir des usines à consommation, même la mer ne semble là que pour porter des porte-conteneurs gigantesques…


Cette singularité fait du Havre une ville design avec ces courbes épousant le front de mer et ses avenues qui ne semblent tracées que pour mettre en valeur l’océan. Dans cet univers, Elodie Boyer (pour les photographies) et Jean Segui (pour les lettres) nous proposent un parcours original au travers de leur ouvrage Lettres du Havre. Paru aux éditions Non-Standard (maison d’édition créée pour l’occasion), il nous propose de découvrir la "porte océane" en se laissant guider par ses logotypes. Ceux des magasins, ceux des services publics, ceux des lieux de loisir mais aussi (et surtout pour L’Usine Nouvelle) ceux de l’industrie. A priori, on pourrait craindre la balade ennuyeuse : elle se révèle enthousiasmante.

Les lettres de Jean Segui, qui semblent comme oubliées entre les pages d’un livre qui nous serait cher, y contribuent mais pas seulement. À force de feuilleter ces portraits d’enseignes, c’est un peu la vie du Havre qui nous saisit. Ces logos, familiers ou inconnus, si froids lorsqu’ils sont esseulés, s’animent au fil des pages. On replonge avec délice dans les heures fastes du port normand, qui fut le port d’attache du paquebot France (magnifique police !).

On s’étonne de la simple efficacité des logos des grands armateurs mondiaux : Maersk, CMA CGM ou Evergreen. On admire la beauté art déco de ce salon de coiffures pour dames perdu au milieu des entrepôts.

Pour  Elodie Boyer, l’exercice est clairement "un hommage à la ville du Havre", comme elle l’écrit sur son blog. Hommage dont la métropole maritime a le plus grand besoin. Malgré le travail d’Antoine Rufenacht, l’ancien maire, ceux qui ne connaissent pas la cité normande la voit encore comme un symbole de l’horreur urbaine d’après-guerre. Un symbole des ratés de la reconstruction où l’efficacité aurait primé sur l’humanité. L’ouvrage d’Elodie Boyer et Jean Segui prouve au contraire que le premier port français n’est pas une ville sans âme. Qu’à l’ombre de son architecture, faite de béton et de conteneurs,  la vie prospère discrètement certes, mais joyeusement.

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