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Pour Carlos Ghosn, "la marque Dacia n’est pas concurrente de Renault"

Par Barbara Leblanc - Publié le
Carlos Ghosn
© D.R.

Interrogé sur RTL ce 9 février, le patron de l’Alliance Renault Nissan estime que l’usine  marocaine s’ajoute au travail en France.

A quelques heures de l’inauguration d’un nouveau site à Tanger au Maroc, Carlos Ghosn explique le choix du groupe sur l’implantation de cette usine. "Nous avions un choix à faire entre augmenter les capacités de production de notre site en Roumanie ou aller dans un autre lieu, car toutes ces productions sont des véhicules de marque low-cost. Ce choix ne pouvait aller que vers des pays où la main d’œuvre est abondante et où les coûts sont compétitifs. Ce positionnement était incompatible avec le concept en France".

L’usine de Tanger va produire dans un premier temps des véhicules low cost sous la marque Dacia. Elle doit employer d’abord 2 600 salariés, puis 6 000 à terme. A demi-mot, le patron de l’Alliance reconnaît que les salariés marocains toucheront 240 euros mensuels.

Face aux critiques émises à l’encontre du groupe, accusé de délaisser la production en France, il assure qu’il s’est engagé sur le moyen terme à produire en France et à augmenter cette production. "Nous avons pour obligation d’expliquer notre stratégie. Et on pourrait nous faire des reproches si on n’investissait qu’à l’international. Mais l’usine de Tanger va s’ajouter à la charge de travail en France", assure-t-il. Il en profite pour rappeler les investissements annoncés sur les sites de Douai et de Cléon, ainsi que sur l’ouverture prochaine d’une usine de batteries pour véhicules électriques à Flins.

Il ajoute que les deux marques du groupe, Dacia et Renault, ne sont pas concurrentes. "Les clients ne sont pas les mêmes. Avec Dacia, nous avons une marque de conquête pour les pays émergents pour préparer la venue de la marque Renault. Les personnes qui ne peuvent pas acheter Renault dans un premier temps achètent Dacia, mais nous espérons les faire migrer vers les véhicules Renault par la suite", explique le patron de l’Alliance.

Quant au marché français, il répète qu’il est lucide et que l’année 2012 sera difficile.

 

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