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Pour Btampon dans l’Ain, la situation reste complexe

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Machinerie Btampon
© Btampon

La situation de l’usine Btampon Services à Pont-d’Ain (Ain), spécialisée dans l’hygiène féminine et les applications médicamenteuses, ne cesse de rebondir. En situation financière critique au début de l’été et menacé de fermeture, cette filiale du suisse Btampon International a tenté de renaître à travers les déclarations à la presse de son dirigeant, Bernard Chaffringeon, ainsi que via une grosse campagne de publicité.

Depuis trois jours, le site rhônalpin est devenu le « nouveau » siège social du groupe et les activités administratives y ont été rapatriées depuis la Suisse. Le groupe Btampon International est, à l’heure actuelle, en cessation de paiement. Il devrait être déclaré en cessation d’activité sous 15 jours. Il faut dire que, début septembre, la situation de la société fribourgeoise s’est délitée : salaires restés impayés, silence retentissant de la direction envers ses employés, dettes colossales, etc.

« On nous a prévenu il y a quelques jours que nous allions recevoir une lettre de licenciement économique. Mais, comme pour nos salaires, nous attendons toujours. Dès demain, nous devons rendre notre matériel de fonction, alors que nous sommes encore sous contrat », soupirent des salariés français travaillant sous contrats suisses. Ils envisageraient d’ailleurs de poursuivre la société pour abus de confiance. De son côté, la direction explique ces (très) longs délais de paiement par un contexte législatif suisse bien plus contraignant qu’en France.

Dans l’Ain, l’usine n’est toujours pas entrée en production « réelle ». Une situation qui inquiète… sauf le dirigeant de Btampon, Bernard Chaffringeon. « Je pense qu’on sera prêt début octobre, assure-t-il. Il est normal que cela prenne du temps. Il va nous falloir rapatrier la R&D depuis la Suisse ». Et aussi « réorienter l’activité », puisque la vente d’une licence d'exploitation pour cinq ans, à un groupe pharmaceutique d’une indication thérapeutique et d’une spécificité moléculaire, va modifier les droits d’exploitation de cette technologie. D’autre part, « une telle vente de plusieurs millions d’euros met du temps à être finalisée », explique-t-il.

L’agence de développement local, côté français, confirme ces informations : « Il est encore un peu tôt pour faire un point, car la direction de Btampon reste sereine et confiante ».

A l’inverse, des élus locaux s’interrogent sur la fiabilité des projets de Bernard Chaffringeon.

A l’heure actuelle, l’usine emploie une trentaine de salariés, et la direction, qui entend monter à un effectif de 250 salariés d’ici à deux ans, compte lancer une campagne de recrutement courant octobre, via Pôle Emploi.

Vincent Charbonnier et Amandine Ascensio
 


 
 


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