Pour Boeing, la rentabilité du 787 n’est pas pour 2012
Par Barbara Leblanc - Publié le
Le patron de l’avionneur américain, Jim McNerney, a expliqué le 8 février qu’atteindre les objectifs de production de l’avion livré avec trois ans de retard fera partie de l’équation du groupe.
"L’amélioration des marges du 787, ce n’est pas pour tout de suite, cela va prendre du temps". C’est ce qu’a déclaré le patron de Boeing lors d’une conférence sur l’aérospatial et la défense organisée par la maison de courtage Cowen. "Il ne fait aucun doute qu'atteindre les objectifs de production va faire partie de l'équation", a –t-il assuré.
Le groupe vise une production mensuelle de 10 787 d’ici à la fin 2013, contre 2,5 aujourd’hui. Par ailleurs, Boeing compte atteindre un taux de 3,5 appareils par mois d’ici à la mi-2012. Pour l’heure, seuls cinq appareils ont été livrés.
En effet, le 787 a connu une série de problèmes techniques à répétition depuis le lancement du programme. En début de semaine, Boeing a révélé un nouveau problème de fabrication qui l’oblige à revoir le fuselage des appareils.
Mais selon le PDG du groupe, Boeing peut se réconforter avec l’autre nouveau modèle de Boeing, le 747-8. "Il est plus proche de son point d’équilibre, si nous continuons à enregistrer des commandes au même rythme, nous devrions être en mesure d'améliorer notre productivité", explique le patron.
Le groupe mise à plein sur la montée en puissance de la production de ces deux nouveaux modèles, priorité de la division d’aviation commerciale en 2012. Le PDG du groupe parie sur une hausse du carnet de commandes, mais ne s’avance pas sur un dépassement du record de 2011.
Sur le plan de la défense, il estime que les baisses de dépenses et de coûts d’infrastructure vont rester déterminantes, face aux restrictions des budgets gouvernementaux.

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