Pour 2012, l'UMP mise sur la production et la croissance
Par Barbara Leblanc - Publié le
Un peu moins d’un an avant l’élection présidentielle, les conseillers de l’actuel président de la République, et probablement futur candidat pour l’UMP, s’activent. Ils ont préparé les premières pistes de ce que pourrait être le programme économique du candidat.
Mesures anti délocalisation, rééquilibrage de l’impôt sur les sociétés entre les petites et grandes structures ou encore TVA sociale font partie des grandes pistes du futur programme économique du candidat de la majorité présidentielle.
C’est un groupe de travail spécifique et surnommé "économie et fiscalité" qui a planché sur les thèmes économiques et qui devrait rendre ses conclusions avant l’été au prochain candidat de l’UMP. Selon le Figaro, qui s’est procuré les propositions du groupe de travail, l’ambition du programme est de faire de la France une terre de production et de croissance.
Pour y parvenir, les conseillers du président probablement futur candidat proposent plusieurs leviers. Notamment un système fiscal adapté pour renforcer la compétitivité du pays, avec par exemple des mesures anti délocalisations ou un rééquilibrage entre petites et grandes entreprises de l'impôt sur les sociétés. L’accent serait aussi mis sur un allégement des cotisations sociales sur le travail, avec un système proche d’une TVA sociale. Parallèlement, le programme prévoit une hausse de la TVA qui pourra prendre plusieurs formes, notamment un relèvement général des taux de cinq points ou l’instauration d’un taux intermédiaire.
Sur le plan social, c’est Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l’UMP, qui révèle une autre mesure qui pourrait être évoquée par le futur candidat. Elle porte sur la question des 35 heures. Selon lui, si Nicolas Sarkozy l'emporte en 2012, la loi sur les 35 heures sera supprimée et la durée du travail négociée par les entreprises, après la tenue "d'Assises de la démocratie sociale". Elles traiteraient notamment "de l’autonomie des partenaires sociaux, de l'organisation du dialogue social, du code du travail, du financement des syndicats".
1 réaction
sebastien | 04/07/2011 - 12H31
J’ai cru à cette phrase « ceux qui veulent travailler plus, pour gagner plus », car elle était en phase avec la valeur travail et ma vision de la liberté individuelle.
Or la charge de l’UMP en direction des 35 heures me choque profondément, car elle demande à ceux qui travaillent déjà de travailler plus, alors que tant ne travaillent pas.
Je suis cadre supérieur dans une entreprise qui effectue plus de 50% de son chiffre d’affaire à l’export. Nous nous sommes adaptés au contexte Français, et le problème n’est pas les 35 heures.
Personnellement, j’encadre 15 personnes, je travaille plus de 50 heures par semaine, sans compter le temps à traiter les courriels par blackberry et à traiter les sujets par téléphone. Je pense profondément que la RTT a permis d'améliorer ma situation et la situation des collaborateurs, et que ces quelques jours (moins d'un jour par mois au final) ont amélioré ma relation avec le travail.
En effet, j'ai toujours considéré que la France ne contenait pas assez de travailleurs, qu'il n'y avait pas assez de différence entre ceux qui travaillent et ceux qui profitent, or votre approche consiste à vouloir faire travailler plus ceux qui travaillent déjà, cela est insupportable.
En espérant être entendu, car je fais partie des militants silencieux (pas de carte, pas de meeting, mais une capacité à convaincre un cercle de relation sur une bonne ou mauvaise idée de mon point de vue) et pour 2012 se sera pour moi « tout sauf Sarkozy »

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