Portée par une demande croissante, La Salvetat accroit ses capacités

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Salvetat - Usine d'embouteillage
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Devenue n°1 des eaux minérales gazeuses en France, la marque héraultaise du groupe Danone va exploiter un sixième forage en 2013 et disposer d’une nouvelle plate-forme logistique.

C’est une belle revanche pour cette source qui avait été abandonnée pendant plus de soixante ans. Relancée il y a tout juste 20 ans par Franck Riboud, alors responsable du pôle Eaux de Danone et futur PDG de Danone, l’eau minérale gazeuse de La Salvetat (Hérault) connait aujourd’hui un succès sans précédent. Depuis 2011, elle est devenue, en volume, la première marque d’eau gazeuse en bouteilles du marché français, devant Badoit et Perrier, avec plus de 16 % du marché. 190 millions de litres devraient être commercialisés cette année, soit une hausse de près de 10 % par rapport à 2011, au-dessus du marché.

Pour Véronique Penchienati, la directrice générale de Danone eaux France, les raisons de cette croissance qui s’est accélérée depuis 2008 sont simples : "c’est une eau pauvre en sel, qui se veut accessible et authentique, positionnée de façon complémentaire à Badoit, et bénéficiant d’un bon rapport qualité prix", reconnait-elle. Un dernier argument, qui associé à une forte relance commerciale autour du slogan "elle a mis le sud en bouteille, pas le sel", a permis sa forte ascension depuis quatre ans.

Une seconde ligne d’ici à 2015

Cet intérêt s’est logiquement traduit par une adaptation de la production et de l’organisation du personnel dans l’usine de La Salvetat-sur-Agoût. "L’effectif a doublé depuis 2008 pour atteindre 70 salariés aujourd’hui", explique Christine Darré-Gomez, la directrice de l’usine. En 2010, l’organisation de la production a été revue pour répondre à la demande. L’unique ligne d’embouteillage a vu sa capacité passer à 34 000 bouteilles par heure contre 28 000.

"En même temps, nous en avons profité pour améliorer les conditions de travail, supprimer les croisements de la ligne et le travail en hauteur", ajoute-t-elle. Six millions d’euros ont été investis entre 2010 et 2011. Dans les prochaines semaines, une équipe de nuit devrait également être mise en place pour répondre à la demande et permettre un fonctionnement en 3x8. "Au rythme de la croissance des ventes, la ligne devrait être saturée d’ici à 2015", estime Christine Darré-Gomez. Le groupe réfléchit déjà à agrandir ses capacités, avec une seconde ligne, mais ne veut pour l’instant rien dévoiler de ses projets.

Un sixième forage

En attendant, un nouveau centre de stockage de plus de 4 000 m2 est en train d’être construit devant l’usine. Il permettra de stocker 4 000 palettes, soit environ cinq jours de production. Et en 2013, un sixième forage devrait entrer en service. "C’est le résultat d’un long processus de près de quatre ans, fait de tests et d’études de faisabilité par nos hydrogéologues", souligne René Charles Coumes, le directeur qualité et environnement de Danone eaux France.

Une croissance qui se fait dans le respect de l’environnement, insiste le groupe. Une association de préservation de l’impluvium, baptisée PEPS’S (Politique Environnementale pour la protection de la source de La Salvetat) vient d’ailleurs d’être créée pour coordonner les actions avec les communes voisines et les agriculteurs.

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