PopnatDU POP-CORN POUR EMBALLER LES MARCHANDISESUne jeune société du Lot-et-Garonne a mis au point un procédé d'emballage pour le transport faisant appel à un matelas de pop-corn et de cellulose non tissée.

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2808

Popnat

DU POP-CORN POUR EMBALLER LES MARCHANDISES

Une jeune société du Lot-et-Garonne a mis au point un procédé d'emballage pour le transport faisant appel à un matelas de pop-corn et de cellulose non tissée.



Exit le polystyrène, qui cale et protège des chocs et des vibrations les objets pendant leur transport. Place à Popnat, un matelas de pop-corn pris en sandwich entre deux feuilles de cellulose non tissée. Les pop-corn se logent dans les cannelures de la première feuille de cellulose, l'autre feuille étant thermosoudée sur cet ensemble. " Notre produit, compostable et malléable, s'adapte à n'importe quelle forme d'objet. A la différence du polystyrène, il ne nécessite pas l'utilisation de moules onéreux pour la mise en forme des cales ", explique Luc de Moustier, fondateur de la société Popnat. Inventeur dans l'âme, cet ingénieur passé par les usines Renault a commencé voici une dizaine d'années à s'intéresser à l'utilisation des chips de pop-corn pour combler les vides dans les emballages. Absorbeur des chocs, antistatique, ignifuge, le pop-corn ne manque pas d'atouts. Mais voilà, c'est une denrée vivante, sensible à l'humidité et qui génère de la poussière. Son utilisation comme matériau d'emballage reste alors anecdotique. Luc de Moustier décide d'en faire un véritable matériau industriel. Pour comprendre ce qu'est le maïs et sa variabilité, il se rapproche du leader européen du maïs éclaté, Pop-corn Midi-Pyrénées. Lequel croit à son projet, qui consiste à comprimer les grains éclatés de la céréale entre deux feuilles de cellulose collées pour résoudre le problème de la poussière. Le comportement des cales lors d'un choc est ensuite modélisé avec l'aide de l'Université de Compiègne. Parallèlement, Schneider Electric se prête au jeu et accepte de faire des tests. Après le dépôt de deux brevets, l'un sur le produit et l'autre sur la machine, la société a dû résoudre les inévitables problèmes de mise au point du processus. Celui-ci consiste à réaliser les cannelures de la cellulose dans lesquelles viennent se loger les pop-corn, puis à effectuer la pose de la seconde feuille de cellulose et le thermosoudage. " Il n'existait pas de machine réalisant le pliage de la cellulose de façon industrielle ", se souvient Laurent Berthier, ingénieur de développement engagé par Popnat, créée en juin 2000, sur l'Agropole d'Estillac, dans le Lot-et-Garonne. Popnat trouve ensuite un partenaire, ACT Industries, pour lancer la fabrication de la machine. Les débuts seront laborieux. La cellulose non tissée se déchire sous l'effet du pliage. Aujourd'hui, Popnat s'apprête à démarrer la production. Schneider Electric et de grands groupes de l'informatique et de l'électronique seraient disposés à passer commande. Popnat y voit l'amorce d'un scénario idéal qui consisterait à installer la machine chez le client et à lui vendre du maïs et de la cellulose. De notre correspondante,



L'enjeu

Réduire de 25 % le coût de l'emballage pour le transport, en proposant un produit malléable qui s'adapte à toutes les formes d'objets.

Le défi

Mettre au point un produit totalement compostable et concevoir une machine qui réalise à des cadences industrielles le pliage de la cellulose.

Les moyens

800 000 euros d'investissement.

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