PME et fournisseur olympique, c'est possible
Par PATRICK DÉNIEL - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3262La société Tradi-qual, spécialisée dans les concepts de restauration clés en mains, va devenir le fournisseur officiel de l'équipe de France pour les JO de Londres.
Devenir fournisseur olympique n'est pas réservé qu'aux grandes marques des multinationales. Pascal Bouin, le PDG de Tradi-qual, PME de 33 personnes et de 7 millions d'euros de chiffre d'affaires, a signé il y a quelques semaines un contrat de partenariat avec le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). La PME commercialise des concepts globaux clés en mains pour les professionnels de la restauration hors foyer (matériel, accessoires, matières premières alimentaires, moyens de communication, SAV...). Deux de ses marques vont ainsi devenir des « produits officiels » de l'équipe de France pendant les jeux Olympiques de Londres et jusqu'à la fin de l'année 2012. La première, Pasta Presto, propose des équipements automatiques pour réchauffer en moins d'une minute des pâtes précuites surgelées avec leurs sauces. La seconde, VIP, décline le même concept avec un cône de pâte à pizza garni de plats cuisinés.
À l'origine du partenariat, il y a la rencontre entre le patron de Tradi-qual, société située près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), et le Marseillais Denis Masseglia, président du CNOSF. « J'ai toujours fait le parallèle entre les mondes de l'entreprise et du sport de haut niveau, qui impliquent des qualités communes : l'esprit d'équipe, le dépassement de soi, le respect des règles. J'y fais quotidiennement référence dans le management », explique Pascal Bouin, qui a initié la démarche auprès du CNOSF en sollicitant un rendez-vous auprès de son président. Chez Tradi-qual, le dossier sera suivi par le directeur du développement stratégique. Quinze mois et plusieurs réunions seront nécessaires pour aboutir à une convention très cadrée sur le plan juridique. « Nous avons dû prouver notre capacité à répondre aux attentes du CNSOF, notamment sur l'aspect nutritionnel et qualitatif de nos produits », explique le patron de la PME, qui va pouvoir apposer les anneaux olympiques sur les éléments de communication marketing et commerciale de deux de ses marques.
Fortes retombées en termes d'image
Sans prévoir d'investissements particuliers autour du partenariat, Pascal Bouin, déjà fournisseur de plusieurs grands noms (Total, Accor, Disneyland, Barrière...), espère surtout ouvrir à ses équipements de restauration les portes des fédérations et des clubs sportifs affiliés au CNOSF, un marché jugé stratégique. Ses équipements seront également présents dans l'environnement des sportifs aux JO de Londres. Outre l'aspect business, les retombées en termes d'image sont importantes. « En interne, la démarche provoque un élan et une certaine fierté », explique Pascal Bouin, qui a lancé un plan d'action autour du sport pour les équipes commerciales. « Nos grands comptes et nos financeurs y sont également très sensibles », ajoute le PDG, qui reste discret sur les aspects financiers du projet, tout en soulignant qu'il ne s'agit pas d'un obstacle par rapport aux retombées escomptées.











