Plan social Renault : 2000 personnes concernées en Europe dont 900 en France
Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Avec l'Europe, ce seront au total 6000 employés de Renault qui seront affectés par le plan social.Christine Lagarde, la ministre de l'Economie a déclaré être extrêmement attentive sur ce dossier.
En amont du comité central d'entreprise du 1er octobre prochain, un porte-parole de Renault nous a d'ores et déjà confié que le plan de départ volontaire prévu dans la zone Europe concernerait 2000 personnes, dont 900 en France. Ce plan concernera essentiellement les cadres de l'entreprise « les effectifs de structure » dans la terminologie de l'entreprise. Les 900 départs en France s'ajouteront aux 4000 départs déjà annoncé.Néanmoins, Gérard Leclerc, DRH de Renault n'a pas exclu dans une interview au Parisien, d'apporter des modifications au plan social portant sur l'Europe en fonction des propositions qui seront faites par les syndicats lors de ce CCE. "Pour le plan, nous avons proposé en CCE (comité central d'entreprise) une date butoir au 30 avril 2009. Nous avons prévu des aides financières pour les différents candidats au départ", a-t-il précisé.
Sur le front de la grève, toujours selon le porte-parole de Renault, le mouvement était ce matin "peu suivi." Ainsi à Sandouville, 6,3% de l'équipe du matin (1000 personnes) aurait suivi le débrayage de deux heures, 9,3% à Cléon, 1,2% à Flins, 6,3% au Mans...Ce mouvement fait suite à l'appel à la grève de la CGT mardi auprès des salariés de la maison mère de Renault (s.a.s ) pour protester contre le plan de 3000 départs volontaires annoncé par la direction et le millier de suppression d'emplois supplémentaire prévu à Sandouville.
Christine Lagarde "extrêmement attentive"
Pour sa part la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a déclaré ce matin sur France Inter : "C'est un dossier sur lequel je vais être extrêmement attentive. D'abord parce que j'ai des racines normandes et qu'il se trouve que l'usine de Sandouville est une usine un peu emblématique dans ma région."
"Et puis tout simplement parce qu'on voudrait en qualité d'Etat actionnaire, puisque l'Etat est encore à peu près à 14% dans le capital de Renault, comprendre dans quelle mesure ce plan de départs volontaires -il ne s'agit pas de licenciements- va être mis en oeuvre, quelles mesures sociales vont être proposées, quelles mesures de réindustrialisation vont être prises", a ajouté la ministre.
Fabrice Frossard
Sandouville : les mauvaises nouvelles s'accumulent
Projet de départs volontaires de Renault sas

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