Plan de relance: priorité à l'investissement en 2010
Par Morgane Remy - Publié le
REPèRES Le gâteau du plan de relance a été déjà bien grignoté à ce jour. Pourtant la reprise peine à prendre forme et les besoins sont encore là. Bilan sur ce plan exceptionnel et perspectives en 2010.
Le plan de relance aujourd’hui, c’est 33,6 milliards d’euros injectés dans l’économie française. Le plan de relance finance des dispositifs comme le fonds d’investissement social ou « zéro charge TPE »; une politique de grand travaux avec plus de 1500 chantiers dans les infrastructures et bâtiments destinés à alimenter les carnets de commandes et ce sont aussi des mesures fiscales pour soutenir la trésorerie des entreprises, notamment les PME(voir graphique 1). A ce jour, 15,9 milliards d’euros ont été apportés. Cette intervention a été complétée par l’action d’Oséo, qui a à ce jour soutenus plus de 19 500 entreprises dans le cadre du plan de relance.
Le plan de relance adopté en Conseil des ministres le 19 décembre 2008 s’élevait initialement à 26 milliards d’euros. Le gouvernement a depuis complété cette enveloppe. « Le président de la République a décidé de créer un ministère dédié à la relance (en décembre 2008) avec 38 milliards d’euros investis sur deux ans pour lutter contre la crise », a précisé Patrick Devedjian, ministre de la Relance, dans une interview accordée au Télégramme de Brest, le 30 avril. Aujourd’hui, soit 85% des sommes annoncées par les pouvoirs publics sur la période2009-2010 ont été dépensé (voir graphique 2).
Priorité EMPLOI
Certains volets du plan de relance ont été prolongés en 2010. L’effort sera ciblé sur l’emploi avec une prolongation de l’aide à l’embauche pour les TPE. « L'année 2010 voit la montée en puissance des politiques en faveur de l'emploi, financées par le plan de relance au travers du fonds d'investissement social. Trois quarts des crédits seront dépensées en 2010, alors que pour l'ensemble du plan la proportion est inverse, trois quarts des sommes ayant été injectés en 2009 dans l'économie », explique une porte-parole du ministère de la relance.
Le maintien partiel de la prime à la casse et le volet du remboursement anticipé du crédit d’impôt recherche est maintenu. La prime à la casse a ainsi été reconduite de 700 euros au premier trimestre 2010, puis 700 euros au second trimestre. En 2009, 558 062 primes ont été enregistrées. Au cours du premier trimestre 2010, déjà 248 894 primes de plus ont été demandées. Ce sont les petits modèles qui ont profité le plus du dispositif en 2009 et cette tendance persiste en 2010. Il ressort que la part ayant bénéficié aux constructeurs Citroën, Renault et Peugeot est de 60% (voir graphique 3).
Besoin d'investissement
Pour Patrick Devedjian, « ce dont nous avons besoin c’est de l’investissement privé. La croissance actuelle repose essentiellement sur l’investissement public alors que l’investissement privé tarde à redécoller. C’est là que se trouve le relais de croissance et toutes les mesures qui, dans les prochains mois, peuvent stimuler l’investissement privé seront les bienvenues ». Le Fonds d’investissement social a contribué en 2009 a reçu une aide de l’Etat à hauteur de 1,3 milliards d’euros. Et 1,4 milliards d’euros supplémentaires sont budgété en 2010. Le fonds stratégique d’investissement (FSI) a procédé à 21 investissements directs pour un montant total de 800 millions d’euros.
Au cours du premier trimestre 2010, le FSI a renforcé ses investissements :
- 5 millions d’euros dans le groupe GLI International, leader européen de la fabrication de bouteille contenant du GPL et autres gaz.
- 10 millions d’euros dans la société Gruau, leader européen de la carrosserie sur véhicule utilitaire léger
- 3,5 millions d’euros dans Biospace Med, société d’imagerie médicale
- 150 millions d’euros dans le groupe Limagrain Holding, spécialiste des semences de grandes cultures.
- 215 millions d’euros de sa participation dans la société Vallourec, entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de tubes sans soudure pour l’industrie du pétrole et du gaz.
FIN du plan de relance ?
« Le plan de relance est mis en œuvre sur deux ans. L'année 2010 est donc consacrée à la poursuite des actions engagées en 2009. C'est notamment le cas des investissements : de nombreux chantiers lancés en 2009 s'achèveront en 2010 », résume la porte parole du ministère de la relance. Quant à la question de nouveaux fonds a engager, la question n'est pas encore posée et l'heure est pus au bilan. Et à la question de la pérénité du ministère de la relance, la porte-parole répond : «Le ministère est prévu pour deux ans, c'est-à-dire jusqu'en décembre 2010. Sa disparition sera le signe de son succès !»
Graphique 1
Graphique 2
Graphique 3
1 réaction
Forces Françaises de l'Industrie | 18/05/2010 - 15H08
Tant que l'Etat ne supprimera pas les charges salariales et patronales sur les salaires, pour les industries en concurrence avec les pays lowcost, les industriels n'investiront et ne développeront plus en France ! le gouvernement et l'europe doit stopper la concurrence déloyale chinoise en taxant les produits importés, c'est ces taxes qui doivent payer le social et les retraites, mais pas l'industrie française , sinon on va tous délocaliser et c'est bien partit !

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