Plan Alzheimer : une aubaine pour les laboratoires ?
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
La commission Alzheimer vient d'entrer en fonction. Sa mission : rendre d'ici à novembre prochain un plan en faveur de la recherche et la prise en charge des malades. Thierry Desquilbet, directeur marketing du laboratoire Eisai, revient sur les avancées
La France compte actuellement 860 000 malades d'Alzheimer. Quels traitements les laboratoires mettent-ils à leur disposition pour l'instant ?Thierry Desquilbet : A l'heure actuelle, il existe seulement des médicaments capables de ralentir l'évolution de la maladie. En 1997, le laboratoire Eisai a lancé sur le marché un des cinq produits existants qui freinent le développement d ' Alzheimer: l'Aricept. Il aide à préserver les fonctions du patient, donc à repousser son entrée en institution, son éloignement de la société. Mais à part ce type de médicament, il n'existe pour l'instant aucun traitement curatif.
Selon de l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé, 1,3 million de Français devraient être atteints de cette maladie en 2020 et 2,1 en 2040. Cela représente une opportunité pour les laboratoires pharmaceutiques...
Etant donné l'état actuel des traitements et le nombre de malades d'Alzheimer, il est certain qu'il y a là une voie de recherche et une perspective indéniable de développement pour les laboratoires. Tous se penchent actuellement sur la question. D'autant plus que le cerveau est l'un des organes les moins biens connus encore : c'est tout un « domaine » qui reste à explorer...
Dans cette logique, qu'attendez-vous du plan Alzheimer dont la commission doit rendre les premières pistes le 21 septembre et la version finale le 1er novembre ?
Jusque-là, les laboratoires n'ont reçu aucune aide et globalement le peu de soutien public a été assez mal organisé. On peut donc attendre un soutien beaucoup plus actif à la recherche qui bénéficiera indirectement aux laboratoires. Plus la recherche fondamentale avancera, mieux on comprendra le fonctionnement du cerveau et le développement de la maladie d'Alzheimer, plus on pourra -nous, laboratoires- élaborer et proposer des solutions thérapeutiques.
Propos recueillis par Claire Bader

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