Pininfarina vendu, la Bluecar fragilisée
Par Anne Léveillé - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3166Endetté à hauteur de 80 millions d'euros, le carrossier italien se sépare aujourd'hui de 900 de ses employés et de son usine de Grugliasco, son site turinois qui ne tourne plus que quatre jours par mois. L'activité est cédée, pour 2 millions d'euros, à l'homme d'affaires Gian Mario Rossignolo, le propriétaire de la société IAI (Innovation in Auto Industry), qui pourrait l'utiliser pour relancer la marque De Tomaso. Les bâtiments, eux, sont repris pour 15 autres millions, par un fonds du Piemont qui les louera à De Tomaso. Or, Grugliasco, le seul site italien du groupe capable d'assurer la fabrication et la peinture des caisses en blanc, devait produire la Bluecar, la voiture électrique conçue en partenariat avec Bolloré. La cession remet donc le projet en cause. Pour Vincent Bolloré, le PDG du groupe, « le design de la voiture ne nous appartenant qu'à 50 %, nous allons devoir négocier avec Pininfarina pour la produire ailleurs, mais l'objectif reste de la sortir à l'été 2010 ». La France vient naturellement à l'esprit. Mais Philippe Guédon, l'ex-PDG de Matra, le partenaire du projet, se dit peu enthousiaste à l'idée de s'adresser à Heuliez. Il imaginerait davantage un transfert vers « un autre carrossier italien ».











