imprimer

Philippe Varin promet la reconversion à 2000 salariés de PSA

Par Barbara Leblanc - Publié le
*
Philippe Varin
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Deux jours après le comité central d’entreprise, le président du directoire du constructeur français réaffirme qu’il n’y aura ni licenciement ni plan social pour les salariés visés par le plan d’économies de 800 millions d’euros en 2012.

"Je prends l’engagement que pour les 2 000 salariés du groupe qui ne partiront pas de manière naturelle, nous allons entamer un travail sur la reconversion dans le respect des traditions et des valeurs du groupe". C’est par ces mots que le président du directoire de PSA, Philippe Varin, tente de rassurer les salariés du constructeur visés par le plan d’économies le 17 novembre sur RTL.

Suite à cette annonce, le ministre de l’Industrie, Eric Besson, s’est dit satisfait de cette avancée sur France Inter. "Philippe Varin a fait une ouverture qui me paraît importante, assure-t-il. Nous devons rediscuter du sort de ces 2 000 personnes. Nous demandons à PSA des efforts, mais il ne faut pas en faire un bouc émissaire. Soyons juste avec un fleuron industriel français". 

Suite à l’annonce du plan d’économies et de la suppression de quelque 5 000 postes en France, notamment dans le secteur de la R&D, le groupe a en effet été accusé de délocaliser. Et ce, alors même qu’il a bénéficié du soutien de l’Etat durant la crise. Sur ce point, le président du directoire se dit choqué de se voir accusé de délocaliser la matière grise du groupe.

Selon lui, c’est un "faux procès". "85% de notre R&D est réalisée en France, nous sommes le plus gros déposant de brevets en France, nous y consacrons 5% de notre chiffre d’affaires. Nous avons certes 400 personnes à Shanghai pour s’adapter au style des voitures chinoises, qui est différent de celui en Europe. Nous avons aussi 1 500 personnes à Sao Paulo pour développer les technologies des biocarburants. Mais il n’y a aucun doute que PSA continue à inventer en France les modèles destinés à l’Europe".

Prix sous pression

Il justifie la nécessité de supprimer quelque 6 000 postes en Europe en 2012 par l’anticipation d’un cash flow négatif en 2011 et par une stagnation du marché automobile européen.

"Les prix sont sous pression, depuis l’été, nous sentons les vents contraires sur les marchés espagnol (qui a été divisé par deux en cinq ans), en Italie ou encore en France, assure-t-il. Mais nous avons des gains de productivité possibles dans les structures du groupe. C’est ce que nous avons expliqué au comité européen le 26 octobre et au comité central il y a deux jours".

Le président du directoire estime que le groupe va perdre au second semestre ce qu’il a gagné sur les six premiers mois, soit 400 millions d’euros dans la division automobile, cœur du groupe, selon Philippe Varin.

Interrogé sur l’avenir de l’usine d’Aulnay, qui compte 3600 salariés, il répète que ce sujet n’est pas d’actualité.

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Jean-Baptiste Collin de Sussy

La sémantique de l'industrie

Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

Neri Oxman

L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

Guillaume Klossa

"Je suis fasciné par les technologies sans fil"

Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

Arnaud Montebourg

La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter