Pharmacie : Alkopharm menacé de fermeture à cause d'erreurs administratives
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Suspendue par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments et des Produits de Santé (AFSSAPS), l'usine Alkopharm de Blois (Loir-et-Cher) risque de mettre la clef sous la porte. A l'origine de cette situation, un conflit entre Génopharm, une autre filiale du groupe Pharminvest (70 millions d'euros de revenus, 210 salariés), auquel appartient Alkopharm, et un fournisseur, l'allemand Riemser.
Une enquête des autorités du médicament en France et en Suisse a montré que les lots de l'anticancéreux Thiotépa produit par l'allemand et vendus par le français étaient sous-dosés, et que des lots périmés avaient même été commercialisés avec des dates falsifiées.
En novembre, l'AFFSAPS excluait toutefois la toxicité et le risque pour la santé mais a sanctionné Genopharm, basé près de Torcy (Seine-et-Marne). L'AFSSAPS a poursuivi ses investigations sur l'ensemble des productions d'Alkopharm.
Résultat : l'autorité du médicament a suspendu Alkopharm, après la découverte d'irrégularités dans les mises à jour de la documentation de plusieurs médicaments.
« Nous travaillons sur des petites séries de médicaments orphelins, pour des maladies rares, plaide Valéry Monin, gérant de Pharminvest. Parfois, nous changeons de fournisseurs et les mises à jour documentaires n'ont pas toujours été faites. C'est une négligence administrative, mais aucun patient n'était en danger. »
Qu'à cela ne tienne, l'AFSSAPS a sanctionné le site blésois, qui emploie 70 salariés. Alkopharm a déposé de nouvelles demandes pour ses médicaments. « Si nous n'avons aucune autorisation avant le 20 avril, date de l'interdiction totale de produire, nous devrons fermer le site », déplore Valéry Monin.
Stéphane Frachet

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