Petroplus trouve un accord provisoire et partiel avec les banques
Par Barbara Leblanc - Publié le
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Nathalie Arthaud met en cause Shell sur le site Petroplus de Petit Couronne Eva Joly défend le raffinage du pétrole en France La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne mise à l’arrêt début janvierLe groupe suisse en proie à d’importantes difficultés financières depuis plusieurs semaines est aussi en négociations avec une tierce partie pour l’alimentation en pétrole brut et en matières premières pour les raffineries de Coryton et Inglostadt.
Le groupe suisse Petroplus a signé le 11 janvier un accord provisoire avec ses prêteurs. Il comprend notamment l’obtention de fonds pour financer ses dépenses essentielles et garantit la sécurité des opérations dans les raffineries de Coryton et d'Ingolstadt. Aucune information n’a été donnée concernant celle de Petit-Couronne.
Cet accord va permettre aux parties de négocier un "amendement au Credit Revolving Facility qui devrait être complété durant la deuxième moitié de janvier 2012", selon le communiqué de Petroplus. Le groupe précise que concernant les deux sites, de Coryton en Grande -Bretagne et Ingolstadt en Allemagne, il est en discussions avec une tierce partie pour l’alimentation en pétrole brut et en matières premières.
Quid de Petit-Couronne ?
Cette annonce fait suite à l’annonce le 27 décembre par le premier raffineur indépendant en Europe du refus de ses banques de lui accorder une ligne de crédit d’un milliard de dollars jugée indispensable au bon fonctionnement de ses opérations d’achat de pétrole brut. Les difficultés du groupe sont dues essentiellement à un marché sinistré en raison des importantes surcapacités présentes en Europe.
Au 5 janvier, le groupe annonçait que les banques avaient gelé la totalité de ses lignes de crédit. Une situation qui l’a conduit à fermer certains de ses sites, notamment la raffinerie de Petit-Couronne près de Rouen. C’est sur ce site que la plupart des candidats à l’élection présidentielle se sont rendus au cours du mois de janvier pour apporter leur soutien aux salariés de la raffinerie qui craignent une fermeture définitive. Concernant ce site et celui d’Anvers, le groupe précise qu’ils ont été arrêtés en toute sécurité.
Par communiqué, le ministre de l’Industrie, Eric Besson, s’est dit choqué jeudi 12 janvier par le silence du groupe suisse sur l’avenir de trois de ses raffineries dont celle de Petit-Couronne. Il doit recevoir dans l’après midi le patron de Petroplus, Jean-Paul Vettier pour faire le point sur les responsabilités du groupe dans l’avenir de la raffinerie française et de ses salariés.
Du côté de l'intersyndicale, on estime que "cette annonce du groupe ne doit pas être prise comme la fin d'un processus mais un simple changement de phase, et aujourd'hui comme hier la seule alternative passe par un repreneur". La raffinerie de Petit-Couronne emploie 550 salariés.
La fiche Petroplus Raffinage à Petit-Couronne
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