[ACTUALISE] - Le raffineur a demandé mardi son placement sous la loi de la protection des faillites. Les négociations avec les créanciers du groupe n'ont pas abouti.
Lundi, le groupe avait demandé la suspension de son action cotée à la Bourse suisse, dans l'attente d'un communiqué. Mardi, Petroplus annonce ne pas pouvoir rembourser ses dettes, d'environ 1,75 milliard de dollars.
Petroplus demande le sursis concordataire (équivalent suisse du régime des faillites) dans tous les pays où il est présent (France, Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne, Suisse), afin de protéger les intérêts de ses créanciers.
Cette situation équivaut à un défaut de paiement pour les 1,75 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) de dette qu'a cumulé la société. Petroplus emploie 2 500 personnes en Europe.
Le PDG du groupe Jean-Paul Vettier regrette de "ne pas avoir été capable de trouver un accord" avec ses débiteurs. Il met en cause la contexte de la crise du crédit en Europe et l'évolution du marché du raffinage.
Le gouvernement français s'est engagé sur ce dossier sensible. Trois mois avant l'élection présidentielle, dans un contexte de chômage de masse persistant, les politiques ont voulu prendre position. En vain.
Suite à l’annonce de la maison mère, la filiale du groupe suisse à Petit-Couronne s'est déclarée en cessation de paiement et a déposé son bilan mardi, dans l'après-midi. "Petroplus Raffinage Petit-Couronne a déposé une demande de mise en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Rouen et s'est déclaré en cessation de paiement pour protéger la société après l'annonce de l'insolvabilité de la maison-mère", a déclaré un porte-parole de la direction.











