Lors d'une audience le 11 janvier, le tribunal de commerce de Rouen a décidé de la prolongation jusqu'au 16 avril de la période d'activité de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime.
Un nouveau sursis pour les salariés de la raffinerie normande placée en liquidation judiciaire en octobre dernier. Trois mois d'activité supplémentaires pour maintenir en état de marche les installations en vue d'une éventuelle reprise, après la faillite de la maison mère suisse Petroplus.
"Prolongation de la période d'activité jusqu'au 16 avril", a annoncé Nicolas Vincent, porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie, sur son compte Twitter.
"Cette autorisation (de prolongation d'activité, ndlr) est la dernière que le tribunal peut légalement décider", a précisé à l'AFP Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale.
Prochaine échéance, pour laquelle les syndicats se mobilisent déjà, le 5 février, avec la date limite de dépôt des offres d'éventuels repreneurs pour la site de Petit-Couronne. En déplacement en Normandie le 5 janvier, François Hollande avait assuré l'intersyndicale de son soutien afin de trouver un "repreneur industriel sérieux".
Selon Yvon Scornet, trois sociétés sont toujours intéressées par la reprise de la raffinerie : le dubaïote NetOil, l'irakien Jabs Gulf Energy Ltd et l'iranien Tadbir Energy Development Group.
Elodie Vallerey











