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Petroplus et le fonds libyen auraient signé un accord de confidentialité

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Petit Couronne Petroplus
© zigazou76 - Flickr - C.C

[ACTUALISE] - Le fonds souverain libyen d'investissement (LIA) avait nié le 26 novembre être intéressé par la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Le président de LIA a indiqué qu'une équipe se rendra la semaine prochaine en France pour étudier les données industrielles de la raffinerie.

Dans le dossier de la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, le flou est total. Le ministère du Redressement productif affirme ce 28 novembre l'existence d'un accord entre le Libyan Investment Authority (LIA) et la firme pétrolière suisse Petroplus.

"Le fonds libyen a signé un accord de confidentialité avec Petroplus", a indiqué le ministère à l'AFP.

Un peu plus tard dans la journée, le président du LIA, Mohsen Derigia, a lui même indiqué à l'agence de presse qu'"une équipe se rendra la semaine prochaine (en France) pour étudier les données industrielles de la raffinerie et rédiger un rapport sur la base duquel nous allons prendre une décision".

Mohsen Derigia a précisé que le communiqué de la LIA publié lundi par l'agence libyenne Lana et qui démentait l'"intention" du fonds d'investir dans Petroplus avait été "déformé". Selon lui, la LIA démentait en réalité des informations de presse selon lesquelles le fonds avait "déjà pris la décision d'acheter la raffinerie".

Il confirme ainsi que le fonds a bien envoyé "une lettre pour avoir accès aux dossiers de l'entreprise" mais "sans aucun engagement pour l'achat".

De quoi clarifier une situation pour le moins confuse. Car si le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait assuré le 11 novembre dernier avoir reçu une marque d'intérêt de la part des Libyens, la LIA avait réfuté, le 26 novembre par voie de presse, toute intention de reprendre la raffinerie normande.

"La LIA a démenti les informations rapportées par certains médias et circulant sur internet au sujet de son intention d'acheter une ancienne raffinerie en France". "Nous n'avons même pas entamé l'étude de faisabilité et de l'opportunité d'investir dans la raffinerie", avait alors indiqué la LIA, soulignant qu'elle "ne consentira des investissements que dans des projets rentables au service des intérêts de la Libye".

Selon l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC reçue le 27 novembre à Matignon, la lettre mentionnée par le ministère du Redressement productif "veut simplement dire que les Libyens ont accès, comme une quarantaine d'autres sociétés avant eux, aux données industrielles et économiques de l'entreprise", a précisé Yvon Scornet, son porte-parole, à l'AFP.

Et d'ajouter : "(La LIA n'est) pas vraiment intéressé(e) et cela va retarder de deux ou trois mois l'issue du dossier alors que nous ne pouvons plus attendre", a-t-il confié.

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