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La Matinale de l'Industrie

Petroplus, ArcelorMittal, Lubrizol : la revue de presse de l'industrie

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Nouvel épisode dans le feuilletion Petroplus à Petit-Couronne : les administrateurs judicaires ont estimé que les offres de reprise n'étaient pas recevables en l'état. Lakshmi Mittal commente la perte affichée par son groupe. Les opérations de traitement ont pris fin à l'usine Lubrizol de Rouen. Un accident du type de Fukushima coûterait 400 milliards en France. L'Usine Nouvelle a compulsé les journaux de ce jeudi 7 février.

Douche froide pour les salariés de Petit-Couronne
Les 470 salariés de l'usine Petroplus à Petit-Couronne ont vécu une journée haute en émotions, mercredi 6 février. Les Echos en fait le récit dans son édition du 7 février. En effet, après avoir appris que 5 offres de reprise avaient été déposées, Arnaud Montebourg a jugé que seules deux d'entre elles étaient sérieuses : celles de l'investisseur suisse Terrae et de l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat. Plus tard dans la journée, on apprenait que les admininistrateurs judiciaires auraient reporté au 16 avril le dépôt des offres de reprise, et invité les cinq candidats à revoir leur copie. Ils estiment que les offres ne sont pas recevables en l'état.

Mittal, peu d'espoir pour l'acier européen
Au lendemain de la publication des résultats d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal accorde une interview aux Echos. Il indique ne pas s'attendre à un rebond du marché de l'acier en Europe, compte tenu de l'environnement macroéconomique. "Il faudra un grand nombre d'années à l'Europe pour retrouver le niveau de 2007. Le continent fait face à un changement structurel. Il n'y a pas de croissance ici, pas de projets majeurs, pas de créations d'emplois", constate-t-il.

La manifestation des métallos d'ArcelorMittal
Pendant ce temps-là, dans les rues de Strasbourg, des salariés d'ArcelorMittal venus de France, de Belgique et du Luxembourg ont manifesté dans une atmosphère tendue aux abords du Parlement européen de Strasbourg. La police a fait usage de gaz lacrymogènes... Une manif confisquée, titre le Républicain Lorrain. La police a bloqué l'accès aux abords du bâtiment aux manifestants, qui ont tenté de faire céder quelques barrages, lançant des bouteilles, avant d'être dispersés à coups de gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP. Un abribus a été cassé et des panneaux de signalisation arrachés pour être lancés contre les policiers.
 

Opérations de traitement terminées chez Lubrizol à Rouen
Les opérations de traitement de la cuve de l'usine Lubrizol de Rouen, à l'origine d'une fuite de gaz malodorante fin janvier ressentie jusqu'en région parisienne, ont pris fin mercredi midi, a annoncé la ministre de l'Ecologie Delphine Batho. "L'ensemble des opérations de traitement des substances en cause chez Lubrizol a pris fin à 12H30", écrit Libération, rapportant les propos de la ministre.

En France, Fukushima coûterait 400 milliards d'euros
Un accident nucléaire majeur similaire à celui survenu en mars 2011 au Japon pourrait coûter à la France quelque 430 milliards d'euros au total, selon une étude présentée par l'IRSN au centre de recherche nucléaire de Cadarache. A titre de comparaison, la catastrophe d'AZF ou la marée noire de l'Erika ont coûté, selon l'IRSN, plus de deux milliards d'euros, rappelle Le Parisien.

Astrid Gouzik

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