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L'Usine de l'Energie

Permis pétroliers : "La situation est catastrophique" selon l’industrie pétrolière

Ludovic Dupin ,

Publié le

160 permis sont en attente de validation par le gouvernement. Mais depuis 2012, seuls 8 permis ont été délivrés. Selon l’Union Française des Industries Pétrolières, la situation est anormale alors que le pétrole va rester durablement dans le mix énergétique.

Permis pétroliers : La situation est catastrophique selon l’industrie pétrolière

Le 7 mars, l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) faisaient son bilan annuel. C’était l’occasion pour son président Francis Duseux d’adresser des recommandations à la classe politique à quelques semaines de l’élection présidentielle. Parmi celles-ci, on compte la demande de veiller à la compétitivité du raffinage français, à la maitrise de la fiscalité, un besoin de simplification des cadres réglementaires ou encore l’appel à "Favoriser, au sein, du gouvernement les complémentarités entre économie, industrie et énergie". Pour ce dernier point, l’UFIP souhaite que le ministère de l’Energie soit séparé du ministère de l’Ecologie, car lorsque ces deux portefeuilles sont réunis, le ministre est "obligé d’arbitrer en faveur de l’environnement".

L’un des exemples qu’il a le plus mis en avant est le cas des nombreuses demandes de permis d’exploration et d’exploitation de pétrole, en attente sur le bureau du ministère de l’Environnement. Ces permis concernent le pétrole conventionnel et pas le pétrole de schiste que la loi de juillet 2011 rend impossible à exploiter en interdisant la fracturation hydraulique. La France produit déjà du pétrole conventionnel, environ 20 000 barils par jour, soit environ 1 % de la demande nationale.

8 permis depuis 2012

Environ 160 demandes ont été faites au ministère de l’Environnement, sur lesquelles Ségolène Royal n’a pas caché son opposition, à l’instar des trois ministres qui l’ont précédée à ce poste. Ainsi, entre 2007 et 2010, 10 à 17 permis étaient délivrés par an. En 2011, année ou la polémique sur les gaz de schiste a explosé, aucun permis n’a été accordé. Depuis 2012, seuls 8 permis ont été signés (dont aucun en 2016). "La situation est catastrophique. C’est une vraie prise de position politique et c’est une erreur", juge Francis Duseux.

Le ministère justifie la non-délivrance par la loi de transition énergétique et la programmation pluriannuelle de l’énergie qui prévoient une baisse de 34 % de la demande de pétrole et de 41 % de la demande de gaz en 2030 par rapport à 2012. Quand bien même l’UFIP juge ce scenario irréaliste, il note que le pétrole fera toujours un tiers du mix énergétique français selon le ministère de l’Environnement.

"Si on reconnaît qu’il y aura encore 33 % de pétrole dans le mix, il n’y aucune bonne raison de bloquer ces permis. Il faut revenir à une situation normale dans ce domaine (…) il faut recréer une activité minière en France dans le cadre des règles environnementales. Il faut abaisser la facture énergétique du pays", plaide-t-il. Cette facture s’est élevée à 66 milliards d’euros en 2015 et 33 milliards en 2016. Il conclue : "Le gaz de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) a assuré 30 % de la demande de gaz de la France pendant 20 ans. On l’a oublié, mais cela a été fantastique pour l’économie française".

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1 commentaire

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08/03/2017 - 09h30 -

Pour réaliser de vraies économies et faire baisser la facture énergétique, ce n'est pas vers le pétrole qu'il faut orienter la recherche mais plutôt vers le stockage énergétique à partir des renouvelables. En stockant l'énergie renouvelable on permet son utilisation dans les moteurs,comme on le fait avec les batteries, l’hydrogène ou la pile à combustible. C'est donc bien vers ce secteur qu'on transformera la société en créant en fonction des besoins notre pouvoir énergétique, ce qui pourrait créer des milliers d'emplois dans le monde non contraint par la pollution , l'épuisement des ressources ou la production de déchets indestructibles.
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