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Quotidien des Usines

Pays de la Loire : Bristol-Myers Squibb s'enracine à Saint-Nazaire

Publié le

Bristol-Myers Squibb, numéro 4 mondial du médicament, ouvre un centre de recherche, de vocation mondiale, en galénique et contrôle analytique en Loire-Atlantique. Un investissement de 90 millions de francs qui nécessite encore l'embauche de seize chercheurs.

Engagement tenu. Prise en 1988, lorsque Claude Evin était ministre de la Santé et député de Loire-Atlantique, par le laboratoire Squibb, la décision de s'implanter à Saint-Nazaire pour " poursuivre son enracinement en France " est désormais finalisée. L'unité de fabrication de principes actifs initialement prévue - en contrepartie de prix négociés avec les Pouvoirs publics plus avantageux pour ses nouvelles molécules - est devenue, reprise par le groupe Bristol-Myers Squibb (BMS), né l'année suivante, un centre de recherche en développement galénique et contrôle analytique. Principalement pour les médicaments " post-AMM ", c'est-à-dire après leur commercialisation. " Bristol-Myers Squibb ne veut pas être, en France, son premier marché à l'international, un simple comptoir de vente ", affirme Bernard Hélain, P-DG de la filiale française (4,7 milliards de francs de chiffre d'affaires, 3 800 salariés). " Nous souhaitons y avoir une place pleine et entière de groupe pharmaceutique, de la recherche fondamentale à la production. " Des trente postes de chercheurs que BMS finance à l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) de Strasbourg, après avoir apporté 200 millions de francs à sa construction, jusqu'à ses deux sites industriels (sans compter les trois d'Upsa, passé sous son contrôle en 1994).

75 millions de francs investis dans le nouveau centre

La fermeture, l'an dernier, de l'unité de Lognes, à Marne-la-Vallée, a entraîné le transfert d'une centaine de salariés vers les unités de cardiovasculaires d'Epernon (Eure-et-Loir) et d'antirétroviraux de Meymac (Corrèze). Et de dix-huit chercheurs vers Saint-Nazaire pour développer l'acti-vité de formulation, définition de procédés et de transposition d'échelle. Dans tous les domaines thérapeutiques de BMS, sauf, pour des raisons d'équipements spécifiques, dans la cancérologie et les injectables ; 75 millions de francs ont été investis dans le nouveau centre (de 8 000 mètres carrés, sur un terrain de 9,5 hectares), et 15 millions ont été dépensés pour des mélangeurs, granulateurs, sécheurs à lits fluidisés, machi-nes à comprimer et autres équipements. Yvonne Aubert, arrivée en août 1997 pour diriger le nouvel établissement, qui relèvera directement du quartier général de la recherche du groupe, à New Brunswick, dans le New Jersey, se désole de ne pas pouvoir trouver seize chercheurs nécessaires pour compléter son équipe actuelle de galénistes et de spécialistes du contrôle analytique. " Sur les vingt galénistes qui travailleront au centre, nous devons encore en recruter neuf. Sur les quinze spécialistes du contrôle des matières premières et des médicaments dont nous avons besoin, nous proposons quatre postes. Et trois postes en bio-analyse pour des études de bio-équivalence. Les profils souhaités : des DEA, DESS ou doctorats, et trois techniciens supérieurs, avec au moins cinq ans d'expérience. "



L'investissement

Montant 75 millions de francs Site Saint-Nazaire

(zone industrielle de Brais), Loire-Atlantique.

Activité Formes galéniques, méthodes analytiques, procédés de fabrication et fabrication de lots cliniques, techniques d'analyse des prélèvements humains.

BMS

Né en 1989 de la fusion des deux groupes américains Squibb (surtout présent dans le cardio-vasculaire et les anti-infectieux) et Bristol-Myers (anticancéreux et , antibiotiques), Bristol-Myers Squibb (50 000 salariés) est aujourd'hui le numéro 4 mondial du médicament, avec un chiffre d'affaires de 16,7 milliards de dollars.



La créativité d'abord

Yvonne Aubert , directeur du centre

Pas un seul instant, reconnaît volontiers cette pharmacienne diplômée de la faculté Paris-V, elle n'a souhaité travailler en officine. Dès la fin de ses études, elle se dirige vers l'industrie, et plus précisément vers la recherche galénique. Entrée en 1970 chez Squibb à Epernon, elle choisit cette spécialité, alors peu pratiquée en France, puis le contrôle analytique et le process industriel, " par attrait pour la créativité et l'innovation permanentes ". Elle quitte sans regret l'unité de Marne-la-Vallée, en région parisienne, pour se lancer dans l'aventure de Saint-Nazaire, constituer une équipe et, ajoute-t-elle, " trouver des chercheurs qui trouvent ".

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