Payez par carte, c'est bon pour la planète
Par ARNAUD DUMAS - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3250
3 g de CO2
Trois petits grammes équivalents CO2... La carte bancaire est le plus économe en carbone des moyens de paiement, selon une étude réalisée par Ernst & Young et Bio intelligence service (Bio IS) pour la Fédération bancaire française (FBF). En comparaison, un chèque émet 15 grammes équivalents CO2 et 40 euros en billets et pièces, 22 grammes. Les consultants de Bio IS et d'Ernst et Young ont procédé à une analyse de leur cycle de vie - des matières premières jusqu'à la mise en déchet - pour déterminer l'empreinte carbone des trois moyens de paiement. Pas de surprise, le transport constitue le principal point noir du chèque et des espèces. Les trajets effectués vers la banque pour déposer un chèque représentent plus de 50 % des émissions de CO2. La livraison des espèces pèse de son côté plus de 40 % et leur ramassage, plus de 50 %. « Le bilan carbone de la carte bancaire est plus équilibré, remarque Clément Tostivint, consultant chez Bio IS. L'impact est bien réparti entre la fabrication de la carte, le terminal de paiement, l'impression du ticket... » Malgré ces faibles niveaux d'émission, des pistes d'amélioration de l'empreinte environnementale des moyens de paiement demeurent. Notamment l'intensification de l'utilisation de la carte bancaire. Le rapport remis à la FBF préconise d'encourager les commerçants à l'accepter pour de petites sommes. Ça tombe bien : les banques se sont engagées auprès de l'autorité de la concurrence à réduire de 20 à 50 % les commissions interbancaires des cartes de paiement à partir du 1er octobre.











