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Patrons et syndicats européens s'accordent sur la flexicurité

19/10/2007
La réforme du marché du travail communautaire est en bonne voie. Elle doit permettre d'augmenter la compétitivité dans les pays de l'Union.
Patrons et syndicats européens s'accordent sur la flexicurité « Un moment historique », a salué le premier ministre portugais, dont le pays préside l'Union européenne jusqu'à la fin de l'année. Patronat et syndicats européens se sont mis d'accord hier sur les principes directeurs de la réforme du marché du travail communautaire.

Réunis à Lisbonne, les chefs d'Etat et de gouvernements des vingt-sept Etats-membres devraient adopter aujourd'hui le traité destiné à se substituer au projet de constitution enterré après le vote négatif de la France et les Pays-Bas.

L'accord sur la « flexicurité » a été passé entre la Confédération européenne des syndicats (CES) et BusinessEurope, le patronat européen. « La discussion a été chaude mais nous avons adopté l'analyse et la recommandation communes », a affirmé le secrétaire général du syndicat européen.

« Protéger le travailleur, pas l'emploi »

Dans le même temps, près de 200 000 manifestants manifestaient cependant dans les rues de la capitale portugaise pour dénoncer la « flexicurité » et réclamer une europe sociale.

Inspiré des modèles scandinaves, la « flexicurité » prévoit de « protéger le travailleur, pas l'emploi ». Pour fluidifier le marché du travail, il facilite les procédures d'embauche et de licenciement. En contrepartie, le salarié profite d'une protection importante pendant ses périodes de chômage, avec allocations généreuses et droit à la formation.

« Un consensus se dégage en Europe pour reconnaître que nous vivons dans un monde plus concurrentiel. Il faut s'adapter pour rester en sécurité mais il faut suffisamment de sécurité pour changer de manière flexible », a dit José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.
Danemark, Suède et Finlande disposent déjà d'un système similaire, financé par une fiscalité très lourde.

Solène Davesne, avec Reuters



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