Passage au vert : l’auto dope la bourse
Publié leL’Europe n’y est pour rien, alors que le vieux continent persiste a voir les ventes automobile reculer, le reste du monde connaît une croissance des ventes automobiles enviable
Résultat, en fin de semaine la Bourse accueillait avec bonheur les résultats et ambitions des équipementiers et constructeurs. A commencer par Valeo qui a réalisé le meilleur résultat à Paris jeudi en prenant 8,36 % à 23,72 €, dopé par une communication sur une hausse de 35% du chiffre d’affaires à 4,7 milliards d’euros et une marge opérationnelle de 6%. Bond aussi pour Peugeot, + 4,76% à 20.446 euros sur une recommandation d’achat de la Deutsche Bank. Idem pour Renault dans la foulée à +3,49% à 30.55 euros et Michelin à + 3.27% à 56.53 euros et Faurecia à + 4.54% pour 12.890 euros. Bref l’automobile va bien, le secteur a cru de 3,54% jeudi à l’aune de la Bourse jeudi qui effaçait les trois jours précédents de pertes en prenant 1,59% grâce à la confiance dans la reprise américaine malgré quelques indicateurs moins bons qu’attendus hormis l’emploi avec le rapport de la société de ressources humaines ADP qui recensait 55.000 créations dans le secteur privé en mai. Un bon augure avant les chiffres officiels de l'emploi américain attendus ce vendredi autour de 500 000 créations d’emplois, une première depuis 1997, mais sans une contrepartie sur le chômage attendu lui à 9,8% contre 9,9% au mois d’avril.
Quid de BP ?
Dans la foulée, les parapétrolières et pétroliers reprenaient du poil de la bête, Vallourec, Total et Technip affichaient une hausse solide jeudi malgré les problèmes de BP. Lequel pétrolier doit être plus que soulagé d’avoir stoppé la fuite dans le gold du Mexique. Une fuite qui selon les experts d’UBS vaudra au minimum à BP 18 milliards de dollars, soit autant que ses bénéfices de 2009. Une somme cumulant les pertes d’exploitation, environ 6 millions de dollars par jour, les dépenses pour colmate la fuite, pour dédommager les victimes de l’explosion, des dégâts occasionnés auprès des professionnels de la mer sinistrés et les milliers de plaintes déposés. Alors que certains évoquent la position d’Opéable du pétrolier, d’autres se posent, légitimement, l’intérêt d’une telle opération d’un point de vue capitalistique.
Dette américaine : bientôt 14 000 milliards de dollars et l’euro reste faible
En une semaine, la situation de l’euro ne s’améliore guère. Nombre d’opérateurs spéculent sans états d’âmes sur la monnaie européenne, la faisant baisser inexorablement vers les 1.20 dollars (1.21 jeudi soir). Les doutes sur une politique de l’Europe unie persistent, tout comme sur la capacité de la Grèce à rembourser sa dette, faisant grimper les taux d’intérêts des obligations (CDS). Un paradoxe alors que les dettes des Etats n’en finissent plus de frôler des plus hauts à l’image de l’Angleterre, la France ou encore les Etats-Unis dont la dette a touché les 13 000 milliards de dollars, soit presque autant que son PIB de 2009 à 14 000 milliards de dollars.
Une situation mondiale inquiétante pour l’économie, et c’est un euphémisme.

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