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Pas de stock options pour les mandataires sociaux de la Société Générale

Le 23 mars 2009 par Redaction L'Usine Nouvelle

 

Face au tollé médiatique, les mandataires sociaux de la Société Générale ont indiqué qu'ils renonçaient à leurs stock-options. Une loi sur les revenus des dirigeants pourraient être votée.

Les mandataires sociaux de la Société Générale ont finalement renoncé à leurs stock-options, indiquait lundi 23 mars la banque. Après trois jours de débats intenses et parfois confus, les dirigeants de la banque ont cédé. Dans une quasi-unanimité, la classe politique a dénoncé l'octroi de stock-options aux dirigeants d'une banque. A commencer par le président de la République, et la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Dans un premier temps, les mandataires sociaux de la Société Générale ont joué la montre, indiquant vendredi 20 mars qu'ils n'exerceraient pas leur option. « Exercer », le terme est vite apparu très ambigü et les pouvoirs publics ont exigé qu'ils renoncent purement et simplement à une forme de rémunération qui faisait débat.

Unanimité des syndicats à l'Elysée

Le débat s'est concentré sur la possibilité d'accorder de substantiels revenus aux responsables de la banque, alors que cette dernière avait reçu de non moins importantes aides de l'Etat. « On ne peut pas solliciter l'argent public et faire un plan généreux d'action de distribution d'actions ou de bonus. Quand on est mandataire social, ce serait un scandale », a ainsi expliqué le chef de l'Etat. Les syndicats de la banque ont aussi levé la voix durant le week end, l'intersyndical évoquant une « riposte du personnel ».
Dans la lettre qu'ils ont adressée à leurs salariés, les dirigeants se disent soucieux de ne pas ternir l'image de la banque auprès de ses clients et salariés. Ils mettent aussi en avant une erreur de communication et un  défaut d'explications.

Une loi pour les hauts revenus

Cet épisode remet en scelle le débat sur la rémunération des dirigeants. Laurence Parisot a indiqué qu'elle n'entendait pas intervenir sur ce dossier. Le gouvernement lui avait demandé de proposer des mesures concrètes. Ce dernier a à nouveau le main. Christine Lagarde n'exclut pas de légiférer. Ce serait une première : depuis de nombreuses années, la question de la gouvernance d'entreprise avait fait l'objet de nombreux rapports qui, tous, préconisaient l'auto-régulation et les comités de rémunération... à commencer par les rapport Viennot et Bouton, deux dirigeants de la Société Générale.

Christophe Bys

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