Pas de rupture de la chaîne Rafale malgré l’échec en Suisse
Par Guillaume Lecompte-Boinet - Publié le
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La Suisse préfère le Gripen de Saab au RafaleSelon un porte parole du ministre de la Défense, l’échec de la vente d’avions Rafale à la Suisse n’aura aucune conséquence sur les commandes de l’avion de combat de Dassault par la France.
"Nous prenons acte de la décision de la Suisse, mais celle-ci n’entrainera aucune rupture dans la chaine de production du Rafale. Celle-ci est sécurisée", indique ce porte-parole. On se souvient que l’an dernier, la France avait dû commander par anticipation des Rafale pour 800 millions d’euros afin de compenser l’absence de commandes export. Or la loi de programmation militaire 2009-2014 prévoyait d’intercaler des Rafale "export" dans la chaine de fabrication de l’avion de combat français, ce qui aurait permis de décaler des livraisons de Rafale destinés à la France. Et par la même occasion, soulager les finances publiques.
La décision suisse, ainsi que le report sine die d’une commande des Emirats arabes unis (EAU), éloignent un peu plus les chances d’un premier succès à l’export pour le chasseur de Dassault. Du coup, la question budgétaire va inévitablement se reposer, surtout dans le contexte de rigueur actuel.
Pour qu’elle fonctionne normalement, la chaine Rafale doit produire au minimum 11 avions par an, la cadence de livraison actuelle aux forces armées françaises. Dassault, comme les militaires français, n’ont plus qu’à espérer une décision positive de l’Inde. Ce pays doit normalement indiquer d’ici à mi-décembre quel avion, entre le Rafale et le Typhoon d’Eurofighter, il choisit.

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