Pas de marges excessives sur les carburants

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Carburant pompe à essence

  Selon l’Inspection Générale des Finances, les carburants en France offrent des marges mesurées aux raffineurs et aux distributeurs.

Dans un contexte de forte hausse des prix des carburants, les associations de consommateurs stigmatisent les raffineurs et les distributeurs, coupables selon eux de s’accorder des marges excessives. Cette complainte a été entendue par le gouvernement. Du coup, il a chargé mi-août l’Inspection Générale des Finances (IGF) d’évaluer les prix et les marges sur les carburants. Remis au ministre Pierre Moscovici le 24 août et rendu public ce mercredi 29 août, un rapport d’étape indique qu’il n’y a pas d’évolution anormale des marges brutes.

"Malgré une hausse récente très forte, les prix des carburants, Hors taxe et TTC, en France restent notablement inférieurs aux moyennes européennes (Europe des 27 et Zone euro)", note le rapport. Hors taxe, la France se situe parmi les pays où le diesel est le moins onéreux. Taxes comprises, l’Hexagone se retrouve en milieu de peloton.

A propos des marges, l’IGF confirme qu’après des années de pertes, "les restructurations opérées en Europe et en France permettent un retour à des niveaux profitables".  Les raffineurs ont connu de 2009 à 2011 des prix de vente inférieurs au seuil de rentabilité estimé à 25 euros par tonne.

En 2012, le secteur a retrouvé une marge brute positive. Elle a été obtenue par une restructuration importante en France et en Europe, en particulier avec la fermeture de plusieurs raffineries.

Du côté du transport et de la distribution, la marge se situe à 3 centimes d’euros par litre pour le gazole et à 5 centimes pour le Sans Plomb 95. La marge nette se situe aux alentours d’un centime par litre.

Le rapport note aussi que la vente des carburants est assurée à 60 % par la grande distribution. Cette concurrence pèse "favorablement" sur les prix.

Le rapport final de l’IGF sera remis au gouvernement le 26 octobre 2012. En plus de l’approfondissement de l’étude des marges brutes et nettes du secteur, cette version finale s’attachera à faire des propositions pour intensifier les effets de la concurrence et améliorer l’information de la concurrence.

En attendant, le gouvernement a annoncé le mardi 28 août une baisse immédiate pouvant atteindre 6 centimes par litre des prix carburants. Elle sera supportée par l’Etat avec une diminution des taxes sur les carburants (3 centimes) et par les pétroliers et les distributeurs.
20120828 Prix Marges Carburants Dans La Distribution

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2 réactions

Forces Françaises de l'industrie | 29/08/2012 - 17H17

Plus on baisse les prix des carburants , moins on fait avancer la recherche pour faire des moteurs qui consomment moins, et moins on sollicite les consommateurs à changer leur véhicule pour du véhicule qui consomme moins (et qui du même coup pollue moins). La solution : augmenter les prix des carburants, et faire une prime (aide de l'Etat) sur les véhicule neufs qui consomment moins de 5 litres/100 km et qui sont fabriqués en EUROPE. Voilà la vraie solution pour relancer intelligemment l'économie

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yt75 | 29/08/2012 - 13H41

Rappelons quand même que :

Nous sommes entrés dans un monstrueux choc pétrolier : le fait que l'on est aujourd'hui à/autour du pic mondial (maximum de flux, de débit) de production de pétrole.

Les taxes au volume ont été mises en place à la suite des premiers chocs, et ces taxes ont été efficaces : un Européen consomme à peu près la moitié du pétrole consommé par un Américain. Pousser les produits et modes de vie vers une dépendance moindre au pétrole et l'unique maigre chance de "gérer" le virage.

Et quoi qu'on en dise, pour cela les taxes au volume sont le meilleur instrument, ne pas oublier que les bagnoles n'ont fait que grossir ! La dernière Clio est plus lourde que ne l'était une R16 par exemple.

Décision du gouvernement idiote, anachronique, cout-termiste comme il est impossible de faire pire.

A signer et relayer :

http://tribune-pic-petrolier.org/

Et le plus grand drame dans cette histoire, est sans doute le silence assourdissant à ce sujet, le pic de production c'est maintenant, pas dans 10 ou 20 ans (et la date exacte n'a de toute manière pas grande importance, la demande est déjà contrainte par l'offre).

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