Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Pas d’innovation sans numérique

, , , ,

Publié le

Enquête À l’occasion de l’université du Medef dont L’Usine Nouvelle est partenaire, notre dossier spécial consacré à l’innovation numérique. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si le digital change la façon d’innover, mais comment les entreprises doivent s’adapter pour rester dans la course.

Le numérique n’est plus une option. Il est désormais au cœur de tous les process d’innovation. Que ce soit dans la mise en réseau, dans les nouveaux usages ou via l’intelligence collective qu’il autorise et qui est, aujourd’hui, la principale source d’idées nouvelles. Le Cigref, un réseau de grandes entreprises, affirme que la prise de conscience est effective pour ses 130 membres. Plus personne ne peut ignorer la révolution numérique en cours qui vise à rendre les usines intelligentes. Ce mouvement, qu’en Allemagne, en Italie ou en France on appelle industrie 4.0, est un défi pour ces grandes organisations. Elles doivent acquérir cette culture numérique qui change tout dans les produits, les services, les usages, la production, les modèles d’affaires et les organisations.

Et là, rien n’est simple. Alors que le numérique oblige à l’ouverture, au partage, à des lancements de produits en mode bêta que les clients eux-mêmes pourront améliorer, les entreprises françaises cultivent encore le secret et communiquent avec parcimonie. "Le sujet est trop stratégique", explique Bruno Brocheton, le vice-président du Cigref, qui regrette de ne pouvoir évoquer les initiatives qu’à demi-mot, sans citer le nom des membres. La peur de la sanction boursière, souvent. L’ouvrage "Entreprises & culture numérique", issu, entre autres, des premiers résultats des travaux de recherche entamés par la Fondation Cigref sur l’entreprise numérique, pèche d’ailleurs par l’absence d’exemples concrets, hormis les traditionnels Apple et Nike. Question de culture, encore. Les américains, comme General Motors ou General Electric, partagent en effet bien plus aisément leur stratégie numérique que les entreprises européennes. Ces derniers préfèrent limiter leur communication aux produits, comme SEB, ou à leur politique d’open innovation, comme Philips. Parce qu’il est en concurrence directe avec les géants du web, Orange fait figure d’exception. Et semble assumer son virage numérique, bien que cette transparence soit relativement récente.

Un indice de l’innovation par les TIC

Mais les choses avancent. Le Cigref, en collaboration avec le Cefrio (Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations) et HEC Montréal, a livré, en avril, les résultats exclusifs d’une enquête menée auprès de 1 800 entreprises au Canada et en France sur le thème de "l’innovation par les usages et les technologies numériques". Ce projet a permis la constitution d’un indice de l’innovation par les Technologies de l’information et de la communication (TIC). Mis à jour sur une base annuelle, cet indice révèle les facteurs qui influencent l’innovation et la performance au sein des entreprises et des organisations : l’intensité de l’utilisation des technologies numériques, la culture d’expérimentation et sa tolérance au risque, les pratiques organisationnelles, les investissements en équipements et en infrastructures, le modèle d’innovation (ouvert ou fermé), l’intensité d’innovation et sa performance… L’indice établit également le lien entre ces facteurs permettant à une organisation d’augmenter sa capacité à innover et sa performance. "Au terme d’une revue de littérature approfondie, d’une analyse de douze études de cas ainsi que d’un vaste sondage, il est notamment apparu que ni le type de technologie utilisé ni le montant investi en équipements n’ont d’effet sur l’innovation et la performance. En revanche, l’intensité d’utilisation des TIC et les efforts consacrés à la gestion et au changement organisationnel ont un impact positif fort", explique Jacqueline Dubé, la PDG du Cefrio, en avant-propos de l’étude.

Mais acquérir une culture numérique ne suffit pas. Car, après les contenus culturels et le commerce, "les barbares de la Silicon Valley attaquent tous les pans de l’économie : la finance, l’assurance, l’automobile, les télécommunications, le tourisme", prévient Oussama Ammar, le cofondateur de The Family, un think tank numérique. Pour lui, c’est une évidence : "La Google car [une voiture sans conducteur, ndlr] n’est pas une lubie de milliardaire du net." Ce projet préfigurerait un avenir où les constructeurs automobiles deviendraient de simples sous-traitants de Google, alors grand maître d’un monde où la valeur de l’automobile serait dans son usage. C’est aussi à cette capacité à bouleverser les schémas traditionnels que les entreprises doivent désormais mesurer l’impact du numérique sur l’innovation pour ne pas perdre pied sur leur marché. 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus