imprimer

Orolia allège les horloges atomiques pour l'Agence spatiale européenne

Par THIERRY LUCAS - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3264

Obsédée par le poids, l'industrie spatiale cherche à réduire celui des équipements embarqués dans les satellites. Y compris les horloges atomiques, instruments qui permettent une synchronisation à la nanoseconde pour des applications de navigation, de positionnement ou de télécommunication. Le français Orolia, le seul spécialiste européen du domaine, va travailler sur une nouvelle génération d'horloges, qui pourraient concilier précision et stabilité avec un poids minimal, à la demande de l'Agence spatiale européenne (ESA). « L'objectif est de diviser par cinq le poids des horloges primaires embarquées dans les satellites, qui pèsent aujourd'hui 18 kg », précise Jean-Yves Courtois, le PDG d'Orolia. Dans une première phase de deux ans, l'entreprise va étudier la faisabilité d'une horloge à ions mercure, qui serait au moins aussi précise et stable que les horloges primaires actuelles (maser à hydrogène) et aussi légère que les horloges secondaires à rubidium. La Nasa, plus avancée, a déjà envoyé dans l'espace une horloge à mercure. Mais les industriels américains du secteur (Symmetricom, Frequency Electronics, Perkin Elmer), n'étaient pas en concurrence sur ce contrat de l'ESA. Le développement complet de la nouvelle génération d'horloges européennes, s'il aboutit, demandera dix ans et 10 millions de dollars (7,4 millions d'euros), indique Orolia. Elle pourra équiper les versions futures du système Galileo.

900 000

C'est le montant, en euros, du contrat d'études qui devra démontrer en deux ans la faisabilité d'une horloge atomique à ions mercure.

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Jean-Baptiste Collin de Sussy

La sémantique de l'industrie

Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

Neri Oxman

L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

Guillaume Klossa

"Je suis fasciné par les technologies sans fil"

Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

Arnaud Montebourg

La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter