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Orléans accueille LVMH R&D

24/01/2008
La branche Parfums et cosmétiques du groupe LVMH annonce aujourd'hui Hélios, son projet de centre de recherche sur l'usine Parfums Christian Dior, dans le Loiret.
Orléans accueille LVMH R&D Ce jeudi 24 janvier, le groupe de luxe LVMH dévoile son projet de construction d'un centre de recherche commun à l'ensemble de sa branche Parfums et cosmétiques. Baptisé Hélios, il nécessitera un investissement de 29 millions d'euros, porté par le GIE LVMHRecherche, sur l'unité de production des Parfums Christian Dior, à Saint-Jean-de- Braye (Loiret).

Déjà, cet établissement de 1300 salariés accueille, dans des locaux dispersés, la majeure partie des 240 chercheurs du GIE. Chimistes, pharmaciens et autres experts y travaillent sur les extractions végétales, les nouvelles cibles biologiques, les polymères et les formulations qui composent les 650 produits mis chaque année sur le marché par les marques du groupe (Parfums Christian Dior, Guerlain, Parfums Givenchy, Kenzo...). Avec une vingtaine de brevets déposés et une cinquantaine de publications par an à la clé.

“Un projet collaboratif et évolutif”

Eric Perrier, président du Gie LVMH Recherche à Orléans

«Hélios a été architecturé autour des process. Grâce aux distances minimisées entre les experts et aux zones d'échanges omniprésentes, il favorisera un esprit collaboratif générateur d'innovations. Les questions de sécurité et de croisements de flux ont aussi été prises en compte. Enfin, d'ici au déménagement, nous aurons renouvelé tous nos équipements et franchi d'importants caps technologiques (robotisation, gestion de données). Le site hébergera jusqu'à 280 chercheurs et ses extensions nous permettraient d'en accueillir 350. Nous comptons donc poursuivre, voire intensifier notre rythme d'embauches, de 4 à 10 chercheurs très qualifiés par an. Enfin, au-delà du soutien pour l'instruction des dossiers de la part de la préfecture et des collectivités territoriales, une aide pourra être apportée à notre GIE pour la mise en place de la première plate-forme technologique d'un futur Institut de la peau, hébergée par Hélios et ouverte aux chercheurs et start-up. »

«Nous n'avons pas choisi Orléans uniquement parce que c'est une implantation historique du groupe, explique Eric Perrier, directeur de la R&D et président du GIE. Ici, nous pourrons pérenniser les liens scientifiques et techniques, notamment tissés dans le cadre du pôle de compétitivité Cosmetic Valley, avec une quarantaine de partenaires locaux et régionaux (recherche publique, université, PME-PMI, start-up). Cela tout en offrant une qualité de vie de plus en plus prisée par nos chercheurs et leurs familles.»

Ce projet contente ainsi dans la forme, comme dans le fond, tous les acteurs locaux. «Outre l'approche environnementale du projet Hélios sur le parc d'activités d'Orléans-Charbonnière, il vient conforter le positionnement de notre agglomération comme “pôle de recherche” au sein de la Cosmetic Valley », se félicite Olivier de Brabois, le directeur général d'Orléans Technopole Développement. D'ailleurs, Jean- Luc Ansel, le directeur de ce pôle national (140 sociétés adhérentes, soit 11000 des 26000 salariés du secteur localement), y voit une tendance: «Dans le sillage de LVMH, présent dès le premier projet de R&D labellisé, de plus en plus d'entreprises et de centres de recherche s'installent sur notre territoire, comme Reckitt Benckiser, Payot, Caudalie ou Sisley... Avec, pour Orléans, la confirmation de son statut de capitale scientifique. »

Une cité en forme de triangle

Les 16 500 mètres carrés de laboratoires et bureaux HQE d'Hélios, dont la construction sera lancée en septembre, pour une livraison fin 2009, sont dessinés par Ageca et l'agence d'architecture Arte Charpentier (concepteur du centre de R&D de Saint-Gobain en Chine). Dotés des dernières technologies en matière de développement durable, ils concourront à l'amélioration des conditions de travail des chercheurs: «Orga- nisée en triangle équilatéral autour d'une zone de vie centrale, l'architecture de cette cité est fondée, comme nos recherches, sur la lumière et le vivant, décrit Eric Perrier. Nous bénéficierons d'une luminosité optimale essentielle au travail de la couleur et aussi de substantielles économies d'énergie.»


Laurent Bigot

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