Orelia, l'oreille aux aguets
Le 18 mai 2010 par Camille Chandès
© DR
Un cri, un bris de verre, un klaxon, un chien qui aboie... Ces bruits, les deux fondateurs d’Orelia veulent s’en servir pour assurer la surveillance des bâtiments et des lieux publics. Créée en 2007 par Rémi Poittevin, diplômé de l’Insead, et Boris Defreville, docteur en acoustique, la start-up a conçu un système s’appuyant sur une reconnaissance sonore pour signaler un événement suspect, en lieu et place des détecteurs de présence et en complément des solutions de vidéosurveillance. « Il y a beaucoup de déploiements de caméras de surveillance dans les lieux publics. Leur nombre les rend inexploitables en temps réel. Il y a donc un vrai besoin de rendre la vidéosurveillance intelligente. C’est ce que permet la détection acoustique », assure Boris Defreville, le directeur général de cette jeune pousse de quatre salariés.
Orelia, basée à Avon (Seine-et- Marne), s’apprête à commercialiser début juin Audiosense, son premier produit dédié au marché de la sécurité urbaine. Il sera vendu aux intégrateurs (fabricants de caméras…). « D’ici deux ans, notre système devrait être directement embarqué dans l’objet », précise-t-il. Un marché de niche sur lequel est aussi positionné Sony (avec une technologie qui repose sur les seuils sonores). Pour l’heure, la société réalise la totalité de son chiffre d’affaires (120 000 euros en 2009) dans l’environnement, premier domaine d’application de sa technologie. Sa solution logicielle de reconnaissance de sources de bruits (avions, voitures...) – distribuée par 01dB-Metravib, une filiale d’Areva spécialisée dans les sonomètres – est ainsi utilisée par les Aéroports de Paris pour ses campagnes de mesures.
L'innovation
> Couplé à une caméra, le détecteur sonore d’Orelia est muni d’un capteur acoustique ainsi que d’un processeur assurant l’analyse en temps réel des sons. Quand un bruit suspect est détecté, un signal est envoyé à une plate-forme de télésurveillance ou de supervision. la caméra permet alors de vérifier la zone.> La société s’appuie sur une technologie propriétaire de création de signatures sonores (propriétés acoustiques communes à une classe de sons). elles sont obtenues grâce à l’utilisation d’algorithmes.

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