Sur fond de coupes claires dans ses effectifs, Oracle peaufine la couche « middleware » censée l'aider à consolider ses multiples acquisitions.
En délicatesse en France - le groupe, qui vient de publier d'importants bénéfices et s'apprête à finaliser le rachat de Sun Microsystems, manoeuvre en coulisse pour sabrer dans ses effectifs hexagonaux selon plusieurs organisations syndicales* -, Oracle a néanmoins réuni aujourd'hui ses clients à Paris pour présenter Oracle Fusion Middleware 11g, la dernière génération en date de sa plate-forme middleware. Censée accueillir les multiples progiciels tombés dans son escarcelle depuis plusieurs années (PeopleSoft, Siebel Systems ou encore BEA Systems...), celle-ci comprend des solutions dédiées aux architectures orientées services (Oracle SOA), le serveur d'applications WebLogic, le portail communautaire WebCenter et la solution de gestion des identités Identity Management.
Un environnement unifié pour les développeurs
« Tout a été fait pour offrir un environnement de développement unique et intégré », a martelé Andrew Sutherland, vice-président « technologie » d'Oracle EMEA, lors de la conférence de lancement de la nouvelle suite. Rachat de Sun Microsystems oblige (père du langage Java), le groupe a mis l'accent sur une nouvelle version de son outil de développement Java JDeveloper. Complémentaire du cadre applicatif ADF (pour « Application Development Framework »), celui-ci permet, dixit Hasan Rizvi, vice-président « Fusion Middleware » d'Oracle, de programmer à partir d'une même plate-forme pour les environnements Java, SOA et Eclipse, et d'utiliser un composant « Mashviewer » afin de créer plus facilement des applications composites. Autre avancée, selon lui : les développeurs pourront désormais utiliser une messagerie instantanée directement dans l'environnement de développement.
Enfin, considérant que la gouvernance représente une prochaine étape pour les architectures orientées services, Oracle a mis à jour ses outils de gestion des processus métiers, eux aussi censés tirer parti du nouvel environnement unifié. Défenseur des standards BPEL (Business Process Execution Language) et BPMN (Business Process Modeling Notation), l'éditeur propose ses propres outils de règles métiers, des « workflows » et des outils de contrôle des processus (BAM ou « Business Activity Monitoring »). L'objectif : offrir aux utilisateurs métiers - non-informaticiens – des solutions leur permettant « d'éditer de façon instantanée » les règles métiers.
Christophe Dutheil
* Voir le billet du 1er juillet sur le blog CFDT Cadres d'Oracle France (Résultats Meilleurs que prévus... Pourquoi 250 Postes supprimés ?).


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