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Oracle Fusion Middleware : Oracle revient sur les SOA

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Un an après le rachat de BEA Systems, l'éditeur réaffirme sa stratégie « middleware ». La stagnation des budgets informatiques, voire leur régression, ne devrait pas changer la donne.

Il y a presque un an, BEA rassemblait ses clients et ses partenaires français pour son grand raout annuel, le BEA Convergence Day. Le lendemain, l'éditeur acceptait, au terme d'une lutte acharnée sur le prix, une offre de rachat d'Oracle (d'un montant de 8,5 milliards de dollars). Cette année, Oracle n'a pas fait l'impasse sur la grande messe de BEA mais il l'a rebaptisée Oracle Fusion Middleware Forum. Peu d'annonces au menu si ce n'est la réaffirmation de sa stratégie Oracle Fusion Middleware, visant à créer une couche logicielle accueillant les nombreux logiciels du groupe ainsi que ceux qu'il a rachetés (de Peoplesoft à Siebel et JD Edwards, en passant par Hyperion...). « Une stratégie lancée il y a trois ans », comme le rappelle Andrew Sutherland, vice-président « technologie » d'Oracle EMEA.

Lors d'un point presse, Andrew Sutherland a précisé que le socle « middleware » repose sur une architecture orientée services (SOA), censée fournir un « langage commun » aux différentes applications. Il intègre, selon lui, des technologies liées aux serveurs d'application, à l'intégration des utilisateurs, à la gestion de la performance (EPM), au décisionnel (Business Intelligence), à la gestion de contenus et à la gestion des transactions.

Les SOA sont-elles mortes ou bien vivantes ?

En période de crise, l'opportunité pour les entreprises d'investir dans de coûteux projets d'architectures orientées services suscite néanmoins de nombreuses questions, comme l'ont soulevé plusieurs journalistes. Interrogé sur les prévisions d'Anne Thomas Manes, une analyste du Burton Group ayant récemment annoncé la mort des architectures SOA* sur son weblog, Andrew Sutherland a au contraire estimé que les SOA sont bien vivantes. Pourquoi ? La crise devrait selon lui inciter les DSI à investir dans des projets associés permettant de simplifier les processus ou de réaliser des économies, comme la gestion des identités ou la gestion de contenus. « Il est dommage, a-t-il ajouté, de dire que les SOA sont mortes au moment même où cette expression commence à plaire à un public plus large et devrait devenir utile ». Reconnaissant des échecs, néanmoins « contrebalancés par de nombreux succès », il ajoute que si le décès vient à être constaté, « il faudra trouver un autre langage commun » car les applications devront continuer à communiquer entre elles.

Dans une présentation séparée, Mazzimo Pezzini, vice-président de Gartner, a de son côté plaidé pour une « approche incrémentale, pas à pas » pour les SOA en « cette période économique difficile ».

* Voir le billet de weblog « SOA is Dead; Long Live Services »

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