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OptimProcess accélèrela résolution de problèmes

Par A. B. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3043

Son logiciel met l'analyse de données de production à la portée des PME.

La réponse à un problème industriel se trouve souvent dans les données de productions. Encore faut-il l'en extraire. Parmi les outils disponibles, ceux dédiés à l'analyse de données (ou datamining) s'imposent de plus en plus comme une alternative efficace aux outils statistiques et autres plans d'expérience réservés aux experts.

Avec son logiciel d'analyse exploratoire inductive XSP (pour eXplain Solve Predict), OptimProcess apporte une solution accessible en termes de prix et d'usage. « Chez Arcelor, notre technologie est utilisée directement par des techniciens », précise Armand de Vasselot de Regne, le directeur général et co-fondateur d'OptimProcess. Après seulement deux ans d'existence, l'entreprise a aussi fait entrer sa technologie chez Arkema, Ascometal, Rhodia, Saint-Gobain PAM, Sanofi-Aventis, Total ou Montupet, soit sous la forme d'études, soit par la vente de licences.

L'idée de ce logiciel a germé en 2002 dans la tête de Montfort de Beler, ingénieur Epita de 32 ans, alors qu'il réalisait une mission chez PSA. Avec l'appui financier de son ami Armand de Vasselot, diplômé de l'ESC Rouen et titulaire d'un MBA à Ottawa, alors en poste à la Société générale, il se lance dans le développement d'un prototype de logiciel d'analyse de données basé sur la théorie des ensembles, cherchant l'algorithme le plus efficace pour tirer des règles simples à partir d'un ensemble de données.

passer du service au métier d'éditeur

En septembre 2002, la maquette est prête. Les deux associés démissionnent et, bénéficiant du Plan de retour à l'emploi (PAR), préparent pendant deux ans la création de leur entreprise. Mi-2004, tout s'accélère. En une semaine, ils décrochent une dotation de 120 000 euros dans le cadre du concours du ministère de la Recherche et récolte 125 000 euros auprès d'investisseurs privés pour développer leur idée. En septembre la société est créée et c'est chez SNR, filiale de Renault, le fabricant de roulements, qu'OptimProcess décroche son premier contrat. Puis, Vallourec, producteur de tubes en acier, achète à son tour une licence. Le logiciel est lancé.

En 2006, 70 % des 110 000 euros de chiffre d'affaires sont encore réalisés en prestation de services. Mais Armand de Vasselot espère bien inverser cette tendance dès 2009 pour faire d'OptimProcess un pur éditeur. Une levée de fonds est d'ailleurs envisagée cette année pour financer le développement d'un nouveau logiciel, dédiée cette fois à l'analyse prédictive

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