Opel va négocier une baisse des coûts
Par Barbara Leblanc - Publié le
Confirmant des rumeurs, le constructeur General Motors annonce le 8 février que sa filiale européenne va mener des discussions stratégiques sans pouvoir préjuger de leur résultat.
Opel va négocier avec ses syndicats une baisse des coûts, car la marque doit améliorer ses résultats, que ce soit ses marges, ses coûts et son chiffre d’affaires, assure un porte-parole d’Opel. Une mesure mise en place sous pression de la maison-mère américaine General Motors.
Selon le Wall Street Journal, les négociations pourraient aller plus loin et concerner la fermeture de deux usines, en Allemagne et au Royaume-Uni. Au total, plus de 5 000 personnes travaillent sur ces sites. Le groupe n’a pas souhaité faire de commentaires sur ces informations.
La direction de l'entreprise, son conseil de surveillance et le comité d'entreprise "vont mener des discussions stratégiques", sans pouvoir préjuger de leur résultat, rappelle le porte-parole. Le comité d’entreprise d’Opel assure n’avoir "aucune information selon lesquelles GM ou les dirigeants d'Opel prévoient de contrevenir aux accords". Il y a deux ans, le groupe Opel a conclu des accords avec les syndicats, qui excluent tout licenciement économique ou fermeture d’usine en Europe d’ici à 2014.
Selon le journal américain, GM s'apprêterait à publier des pertes "épouvantables" pour Opel au quatrième trimestre, selon la même source. Opel enregistre des coûts de production élevés et est vulnérable à la crise qui touche la zone euro. Sa maison-mère interdit à Opel d'exporter en masse hors d'Europe, un marché sans perspectives et touché par des surcapacités, car il craint qu'il ne fasse concurrence à ses autres marques.
Lors de la dernière crise économique, GM et le gouvernement allemand, la chancelière Angela Merkel en tête, s'étaient durement affrontés sur la recherche d'un éventuel repreneur et l'opportunité de verser des aides publiques.
Le maintien d'Opel dans le giron de GM avait alors été conclu moyennant 8 000 suppressions d'emplois sur 48 000 en Europe et la fermeture de l'usine d'Anvers (Belgique).

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