Opel : un dossier toujours pas classé
Par Barbara Leblanc - Publié le
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Opel : un accord pour Figueruelas, un investisseur à trouver pour Anvers « Opel sait où il va » (Nick Reilly) Opel confiant après l'aide de GMSi un accord a été trouvé pour le site d’Anvers, encore en sursis, Opel continue à se battre pour obtenir des aides gouvernementales en Europe.
Le combat aura duré plusieurs mois. Mais les salariés du site d’Opel à Anvers ont finalement accepté le plan social prévoyant la fermeture de leur usine, si aucun repreneur extérieur n’a été trouvé avant fin septembre. D’ici à cette date, le constructeur prévoit déjà le départ d’un nombre significatif de salariés avant fin juin. Les autres salariés seront soit repris par le repreneur extérieur, soit bénéficiaires du plan social. Ce dernier prévoit des compensations salariales pour les 2600 employés du site, soit au total près de 400 millions d’euros environ. « Cet accord met un terme à l’incertitude des employés du site. La voie est ainsi libre pour la recherche intensive d’un investisseur. Il offre une perspective à Anvers », s’est félicité le comité d’entreprise européen d’Opel.
Cette recherche vient tempérer les propos de Nick Reilly, le PDG d’Opel / Vauxhall, qui avait présenté la fermeture d’Anvers comme une décision ferme lors de l’exposé du plan de restructuration. Ce dernier a lui-même reconnu que « l’usine était située dans un emplacement privilégié dans le port d’Anvers, qui devrait être un lieu d’intérêt pour une variété d’entreprises ». Deux jours avant, le ministre président flamand, Kris Peeters, avait précisé qu’environ seize candidats seraient en lice pour la reprise du site.
Seulement un million de véhicules en 2010
Outre le site d’Anvers, le patron d’Opel doit s’attarder sur d’autres difficultés. A commencer par les perspectives de ventes d’automobiles en 2010. Il a annoncé dans un entretien au Tagesspiegel que la marque Opel / Vauxhall ne devrait vendre qu’un million de véhicules au cours de l’annéne, soit un sixième de moins qu’en 2009. « Il nous faudra au moins cinq ans pour parvenir au niveau de ventes de 2007 », a-t-il assuré. « Nous voulons renforcer Opel, une marque allemande avec de la technologie allemande ». Reste que pour atteindre cet objectif, le groupe compte sur l’aide des gouvernements européens.
« Opel a toujours besoin de l’appui financier des Etats européens pour se restructurer », a expliqué le PDG. Le groupe réclame 1,8 milliard d’euros de garanties publiques aux gouvernements européens depuis plusieurs mois. L’Allemagne en tête semble réticente à prêter à General Motors, et ce malgré le remboursement avancé des aides perçues (5,8 milliards de dollars) aux Etats-Unis et au Canada par le même constructeur. « Nous avons répondu à toutes les questions restées en suspens, nous attendons une réponse officielle du gouvernement fédétal dans les prochains jours », a précisé le PDG. Reste que du côté du gouvernement allemand, les réponses ne semblent pas suffire. Berlin attendrait toujours des informations sur les banques auxquelles le constructeur compte faire appel pour obtenir un crédit et des clarifications sur le montant de la participation de General Motors.
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