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« Opel sait où il va » (Nick Reilly)

Le 09 février 2010 par Barbara Leblanc
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On l’attendait. Le voilà. Le constructeur automobile Opel a présenté le plan de restructuration de son groupe. Suppressions d’emplois, nouveaux objectifs et demande d’aides sont au programme.

8 300 emplois. C’est le nombre de suppressions d’emplois qui va intervenir chez le constructeur automobile Opel. Le directeur général Nick Reilly l’a confirmé mardi 9 février au cours de la présentation du plan de restructuration du groupe.

Sans surprise, le site d’Anvers va fermer ses portes, laissant 2 377 salariés sans emploi. « Une déclaration de guerre », selon les responsables syndicaux. Réclamant la survie de ce site, les syndicats avaient gelé les discussions sur la contribution des salariés à un plan d’économies de 265 millions d’euros par an. Les syndicats doivent se réunir le 23 février à Bruxelles. L’Astra HB3, qui sort des lignes d’Anvers, sera alors produite sur le site de Bochum en Allemagne, pays aussi affecté par les suppressions d’emplois.

Dans le détail, 1 799 emplois disparaissent sur le site de Bochum, 800 à Ruesselsheim, 300 à Eisenach et 300 à Kaiserslautern. L’Espagne voit 900 emplois supprimer à Saragosse et l’Angleterre 369 sur le site de Luton et 150 dans les ventes. Seules les usines de Gliwice en Pologne, d’Aspern en Autriche, de Szentgotthard en Hongrie et d’Ellesmere Port en Angleterre semblent épargner. 1 300 emplois administratifs et commerciaux sont aussi supprimés. Le groupe indique que 2000 employés ont décidé de partir par l’intermédiaire du plan de départ à la retraite anticipée. Au total, Vauxhall et Opel emploient 48 000 personnes en Europe.

Seuil de rentabilité en 2011

Le groupe compte que ces restructurations lui permettent de produire des voitures attractives et de qualité, de développer des modes de propulsion alternatifs et de s’implanter sur les marchés du Proche-Orient et d’Asie. Le groupe est désireux de renouveler les quatre cinquièmes de sa gamme et de réduire de 20% ses capacités. Huit modèles devraient être lancés en 2010, comme le Meriva ou la Corsa et seulement quatre autres en 2011. « Nous avons maintenant un plan de marche, nous savons où nous allons et nous travaillons avec tous nos partenaires pour évoluer à plein régime vers un avenir réussi », a commenté le directeur général.

 Pour ce faire, le groupe table sur des investissements de onze milliards d’euros d’ici à 2014. Autant de projets qui selon lui devrait permettre un retour au seuil de rentabilité en 2011. « Nous pensons avoir un plan pour l’avenir qui fonctionnera et produira ses résultats », assure le directeur général. La question implicite reste de savoir si ce plan fonctionnera aussi sans l’aide des gouvernements. En effet, le but caché d’Opel était aussi d’obtenir l’aide des gouvernements européens. Le directeur général a réclamé des aides à hauteur de 2,7 milliards d’euros, sous forme de prêts et de garanties de prêts. Au total, General Motors a versé 1 250 millions d’euros pour assurer les liquidités d’Opel.

Pour en savoir plus

Plan de restructuration d'Opel

 

 

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1 réaction

re | 09/02/2010 - 17H30

"avoir un plan pour l’avenir qui fonctionnera et produira ses résultats », assure le directeur général. La question implicite reste de savoir si ce plan fonctionnera aussi sans l’aide des gouvernements. En effet, le but caché d’Opel était aussi d’obtenir l’aide des gouvernements européens. Le directeur général a réclamé des aides à hauteur de 2,7 milliards d’euros, sous forme de prêts et de garanties de prêts. Au total, General Motors a versé 1 250 millions d’euros pour assurer les liquidités d’Opel.

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