Opel : les pays promettent de s’allier face à General Motors

Le 24 novembre 2009 par Barbara Leblanc
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DISSENSIONS AU SEIN DU GOUVERNEMENT ALLEMAND SUR LA QUESTION D'UNE AIDE PUBLIQUE À OPEL
© REUTERS

« Une réponse coordonnée ». Les pays européens, accueillant un ou plusieurs sites Opel, répondront collectivement au plan de restructuration d’Opel, que General Motors devrait présenter dans les prochains jours. Une alliance qui paraît fragile.

 

Ils mettent ainsi un terme aux négociations individuelles, jusque-là pratiquées dans le cadre de la restructuration de la filiale. «  Une réponse coordonnée sera discutée entre les Etats membres le 4 décembre », a précisé le chef du gouvernement flamand Kris Peeters, à la sortie d’une réunion sur l’avenir d’Opel. Cette annonce empêchera alors une «  course aux subventions entre les Etats membres », selon la Commission européenne. Plusieurs pays européens avaient critiqué la position de l’Allemagne dans les négociations sur l’avenir d’Opel, qui avait promis de prêter près de 4,5 milliards d’euros à Magna.

Aides individuelles ?

Reste que l’annonce de cette coordination semble paradoxale, puisque certains pays auraient déjà émis des offres d’aides individuelles. Selon le quotidien Der Spiegel, le patron intérimaire de GM Europe, Nick Reilly, aurait obtenu la promesse de garanties financières de certains pays. La Grande Bretagne serait ainsi prête à verser 400 millions d’euros, l’Espagne entre 300 et 400 millions d’euros et la Belgique jusqu’à 500 millions d’euros si l’usine d’Anvers est maintenue.

La position de l’Allemagne reste pour l’heure incertaine, le gouvernement étant divisé sur une éventuelle aide à Opel. Le ministre de l’Economie, Rainer Bruederle, a même réclamé à l’Union européenne de se concentrer sur les règles concernant les aides pour limiter au maximum l’aide des Etats. Une position partagée par le commissaire européen de l’Industrie Günter Verheugen, qui craint le risque que GM tente d’en obtenir le plus possible de la part des gouvernements. «  Ces promesses informelles,  je les trouve alarmantes », a-t-il précisé.

Au total, General Motors a fait savoir qu’il évaluait à 3,3 milliards d’euros le plan de sauvetage de sa filiale, sans préciser combien il serait lui-même prêt à mettre dans ce plan. «  C’est assez compliqué parce que nous traversons une période de restructuration de nos activités aux Etats-Unis et dans d’autres parties du monde, mais nous avons prévenu que nous participerions », a expliqué Nick Reilly.

Pour l'heure, le constructeur automobile a fini de rembourser le prêt de 1,5 milliard d'euros à l'Allemagne, selon la chancelière Angela Merkel.

 


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