Opel : les parties réclament des comptes à General Motors
Le 10 novembre 2009 par Barbara Leblanc
Le temps des critiques est venu. De la chancelière allemande, Angela Merkel, à Sberbank, le partenaire de Magna, toutes les parties du dossier font front au constructeur automobile américain après son revirement de décision quant à Opel.
« C’est à General Motors de supporter l’essentiel des coûts avec ses propres ressources financières », a expliqué la chancelière allemande mardi 10 novembre lors de son premier discours aux députés du Bundestag depuis sa reconduction dans ses fonctions. Pour sa première prise de parole sur le sujet, elle est allée plus loin réclamant à General Motors de rembourser le crédit de 1,5 milliard d’euros accordé à Opel pour assurer sa survie.
General Motors a répondu à la chancelière, en assurant avoir remboursé 200 millions d'euros. " Nous devons encore 600 millions d'euros, que nous rembourserons avant le 30 novembre", a expliqué le directeur financier de GM, Enrico Digirolamo. Il faut rappeler que la chancelière avait officiellement affiché son soutien au dossier Magna, promettant même le versement d’aides publiques d’un montant maximum de 4,5 milliards d’euros au repreneur.
Justice ?
Reste que la question des aides accordées par les Etats a été soumise à la Commission européenne qui a expliqué qu’elle vérifierait que chaque aide publique, quelque soit l’Etat, respecte les règles de la concurrence de l’Union européenne. Une manière de mettre fin aux dissensions qui ont surgi de la part de certains pays qui suspectaient l’Allemagne d’avoir conditionné des aides publiques au maintien de quatre usines allemandes.
Les problèmes de General Motors ne devraient pas en rester là. La banque russe Sberbanik, partenaire de l’équipementier canadien Magna, pourrait poursuivre General Motors, si elle ne trouve pas d’accord à l’amiable avec General Motors. « Nous sommes prêts à défendre nos positions, y compris devant la justice », a déclaré Guerman Gref, à la tête de Sberbank.
Autant de difficultés que devra surmonter le tout nouveau patron par interim de GM Europe, Nick Reilly, nommé sans surprise en lieu et place de Carl-Peter Forster.
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