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Opel : flou autour du site d'Anvers

Le 11 septembre 2009 par Barbara Leblanc
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Le dossier Opel continue de créer des remous. Surtout pour le site d’Anvers.

Jeudi 10 septembre, General Motors qui a cédé 55% d’Opel et Vauxhall au consortium Magna / Sberbank a confirmé la fermeture progressive du site Opel à Anvers. Or, Guy Verhofstadt, leader des libéraux au Parlement européen, réclame l’ouverture d’une enquête de l’Union européenne pour vérifier la légalité de la décision de fermer l’usine, qui emploie 2 000 salariés directement mais 12 000 personnes indirectement en Flandre.

Pour le chef du gouvernement de la Flandre, Kris Peeters, Magna doit clarifier le plus vite possible la situation, dénonçant des différences de traitement entre l’Allemagne et la Belgique. «  Si l'Allemagne a dit qu'elle mettait sur la table 4,5 milliards d'euros contre la promesse qu'aucune usine allemande ne fermerait, et qu'Anvers elle doive fermer, alors j'espère que la Commission européenne dira clairement que ce n'est pas possible en Europe », a-t-il expliqué. Même le ministre belge des Finances,  Didier Reynders, a condamné la mise en place de mesures protectionnistes au profit d'un pays et au détriment d'un autre. Magna avait annoncé qu’il ne fermerait aucun site allemand mais pourrait supprimer quelque 10 000 emplois dans le pays.

Sauver Anvers

La réaction de l'équipementier canadien ne s'est pas fait attendre. « Sauver l'usine d'Anvers a toujours fait partie du concept. Un business plan viable est en développement, mais jusqu'à maintenant rien n'a été décidé » , a révélé une source voulant restée anonyme. Et la Commission européenne veille. Son porte-parole, Johannes Laitenberger, a expliqué que « toute décision prise et toute aide financière potentielle des autorités publiques doit être totalement compatible avec les règles de l'UE ».

Les pouvoirs publics flamands et les syndicats belges avaient soutenu la candidature de Magna, estimant qu'elle offrait plus de chances pour un maintien d'activité à Anvers. «  Au comité d'entreprise européen, nous avons fait trois demandes: pas de licenciements secs, pas de fermeture d'usines et une répartition équitable des capacité. Les personnes qui étaient autour de la table lors des négociations sont au courant et je pense qu'elles en tiendront compte », a expliqué Luc Van Grinsven, délégué du syndicat chrétien CSC.

 

 


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