Opel demande à GM de "ne pas spéculer sur l’avenir"
Par Barbara Leblanc - Publié le
Le principal représentant des salariés du constructeur allemand met en garde le 10 novembre la maison mère GM de ne pas outrepasser le plan de restructuration en cours.
Klaus Franz, le président du comité d'entreprise d'Opel exige de General Motors qu’il s’en tienne aux 8 000 suppressions d’emplois déjà annoncées et prévues dans le cadre du plan de restructuration lancée en 2008.
A cette époque le constructeur américain en pleine crise avait demandé des aides publiques pour sa filiale allemande. En vain. Il avait alors décidé de céder Opel puis y avait renoncé, en annonçant un plan de 8 000 suppressions d’emplois sur les 48 000 en Europe.
"Les contrats (conclus avec les syndicats), qui expirent au plus tôt fin 2014, excluent catégoriquement des fermetures d'usines et des suppressions de postes" supplémentaires, souligne le président du comité d’entreprise.
Le responsable réagit notamment aux déclarations du directeur financier du groupe Daniel Ammann lors de la présentation des résultats du groupe le 9 novembre. Il estime avoir besoin d’abaisser le point d’équilibre de General Motors en Europe pour augmenter le chiffre d’affaires du groupe.
"Les spéculations lancées à nouveau par GM sur le futur d'Opel/Vauxhall sont irresponsables et délétères pour les affaires", souligne Klaus Franz.
Cette annonce intervient au moment où General Motors publie des résultats en retrait au troisième trimestre. Sur le plan des ventes, le groupe affiche sur les neuf derniers mois un total de 6,79 millions d’unités vendues dans le monde, contre 6,11 millions pour Volkswagen.

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