Que la hausse du smic soit un cadeau empoisonné pour l'emploi, alors que le chômage tutoie les 10%, il n'y a plus que certains syndicats de salariés pour ne pas le voir. Le groupe d'expert du smic, composés d'économistes dont certains ont, comme Gilbert Cette, appelé à voter François Hollande, a rappelé qu'un « coup de pouce ne serait pas opportun et pouvait avoir des conséquences néfastes sur l'emploi ou sur les finances publiques. » Au global, oui, les quelques pourcents de revalorisation vont supprimer des emplois, mais sans doute très peu dans l'industrie car la part des salariés rémunérés à ce niveau y est très faible. Dans l'industrie manufacturière, en 2011, ils représentaient 6,5% de la main-d'oeuvre, contre plus du tiers dans l'hôtellerie et la restauration. Pour les industries extractives, cette part tombe à 1,9% et dans la production d'énergie à 0,5%. Les vraies discussions sur les salaires débuteront lors du sommet social des 9 et 10 juillet, mais donneront lieu à un débat contradictoire, pas à la tenue d'une promesse de campagne.
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