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Olnica, la luminescence contre le vol de métaux

Par THIERRY LUCAS - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3230
Des poudres micrométriques à base de terres rares, incorporées dans un matériau, émettent une couleur quand elles sont illuminées par des UV. Olnica étudie pour chaque application la formulation des poudres et la technique d'incorporation pendant le processus de fabrication. Si un doute subsiste avec les UV, l'analyse du rayonnement permet d'authentifier sans ambiguïté un produit.
Des poudres micrométriques à base de terres rares, incorporées dans un matériau, émettent une couleur quand elles sont illuminées par des UV. Olnica étudie pour chaque application la formulation des poudres et la technique d'incorporation pendant le processus de fabrication. Si un doute subsiste avec les UV, l'analyse du rayonnement permet d'authentifier sans ambiguïté un produit.
© D. R.

Les vols de métaux font la une de l'actualité. Olnica aimerait bien en faire autant ! L'entreprise rennaise, créée en avril 2010, estime que ses marqueurs luminescents pourraient permettre de retrouver et d'identifier les câbles de cuivre subtilisés, notamment sur les réseaux ferroviaires. C'est l'un des nombreux marchés potentiels identifiés par Nicolas Kerbellec, le président d'Olnica, qui a développé la technique de marquage lors de sa thèse au laboratoire de chimie de l'Institut national des sciences appliquées (Insa) de Rennes. Des poudres brevetées, contenant des terres rares, sont incorporées en faible quantité au coeur même du matériau utilisé dans la fabrication d'un produit. Quand ce dernier est éclairé avec une lampe à UV, il émet une couleur caractéristique. Olnica fournit les poudres (des centaines de milliers de formulations sont réalisables), mais accompagne aussi ses clients dans leur application, notamment pour intégrer le marquage dans le procédé de fabrication.

Dans la foulée de sa création, Olnica a fait entrer à son capital le « business angel » Logoden Participations, qui détient 19 % de l'entreprise. « Pour le moment, nous visons en priorité deux secteurs : la plasturgie et le textile », indique Nicolas Kerbellec. Les plasturgistes ont en effet besoin d'assurer la traçabilité de leurs produits, notamment pour des pièces de sécurité (un bouchon de flacon...) et des matières premières, afin de détecter les mélanges indésirables. Quant aux industriels du textile, ils ont fort à faire avec la contrefaçon, notamment dans le secteur du luxe. Au cours de sa première année, Olnica a pu signer quelques contrats prometteurs, dont « un gros client », grâce notamment aux contacts industriels noués dès la période d'incubation de l'entreprise, au sein de l'Insa.

L'OPPORTUNITÉ

Le vol, la malfaçon, la contrefaçon coûtent des milliards par an aux entreprises. Le marquage chimique d'Olnica promet de réduire la facture, en assurant traçabilité et expertises en cas de problème.

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