OGM : l'étude Séralini ne permet "aucune conclusion fiable" selon six académies

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Les académies nationales d'Agriculture, de Médecine, de Pharmacie, des Sciences, des technologies et Vétérinaire ont fait savoir vendredi 19 octobre que le travail mené par Gilles-Eric Séralini sur la toxicité d'un maïs transgénique sur des rats contenait de "nombreuses insuffisances. La stratégie de communication adoptée par le professeur est également critiquée.

"Il est rare, en France, qu'un non-événement scientifique de cette nature suscite de telles passions jusqu'à mobiliser aussi rapidement les membres du Parlement".

Le communiqué publié vendredi 19 octobre par six académies scientifiques nationales (Agriculture, Médecine, Pharmacie, Sciences, Technologies et Vétérinaire) est sans appel pour le travail de Gilles-Eric Séralini. Ce professeur de biologie moléculaire avait réalisé une étude controversée sur la dangerosité d'un maïs transgénique. Il avait pour cela menée des tests sur des rats sur une durée inhabituelle de deux ans.

Publiée en septembre dernier, elle associait la consommation de maïs transgénique NK603 et d'un herbicide contenant du glyphosate, le RoundUp - tous deux de la marque Monsanto - avec un risque accru de tumeurs.

Or, selon les six académies, "en raison de nombreuses insuffisances de méthodologie et d'interprétation", ces travaux "ne peuvent remettre en cause les études ayant précédemment conclu à l'innocuité sanitaire du maïs NK603".

La stratégie de communication est également pointée du doigt. Les académies s'interrogent notamment sur "la concomitance de la sortie de deux livres, d'un film et d'un article scientifique, avec l'exclusivité de leur contenu accordé à un hebdomadaire, assortie d'une clause de confidentialité y compris vis-à-vis des scientifiques, jusqu'à la conférence de presse" dévoilant l'étude.

Ces conditions de diffusion vers la presse, qui n'a donc pas eu la possibilité de s'informer au préalable, "ne sont pas éthiquement correctes", peut-on lire. "L'orchestration de la notoriété d'un scientifique ou d'une équipe constitue une faute grave lorsqu'elle concourt à répandre auprès du grand public des peurs ne reposant sur aucune conclusion établie", estiment les académies.

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5 réactions

Albatros | 22/10/2012 - 16H56

C'est de la pure comm en faveur de Carrefour et Auchan qui ont financé M. Séralini. Il serait bon de relever cette collusion.

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Broquere | 21/10/2012 - 08H08

C'est simplement de la désinformation accueillie avec bienveillance par la presse unanime de gauche. Un cadeau de plus pour la concurrence étrangère.

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verdarié | 20/10/2012 - 10H04

Dans cette étude il semble bien que seul les rats ayant reçu le maïs incriminé aient été malades et pas les autres?
Alors invoquer la communication semble tout à fait déplacé vu la gravité des infos et la connivence des organismes de contrôle.
Cette affaire fait également penser au médiator.

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copaindabord | 20/10/2012 - 08H57

Les académies n'ont aucune crédibilité scientifique en matière de risques sanitaire, des 90 ans de silence sur l'amiante a la falsification de la réalité scientifique pour aider les opérateurs a imposer des niveaux de pollution électromagnétique 10 fois supérieur a ce qui est écrit comme ne devant pas être dépassé dans la doc de leurs outils de travail quotidiens

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/les-antennes-relais-cimetiere-de-88812

Ou étaient elle pendant les 20 ans ou on sur irradiait les patients dans les hôpitaux sous leur nez ?

Par contre des qu'un lobby industriel a un problème les académies répondent présent !!

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walter99 | 19/10/2012 - 23H34

Pour ceux qui croient encore un peu à l'indépendance de la "science" en 1982 ! 1982 : Le Comité Permanent Amiante est créé. Un lobby est mis en place par les industriels de l'amiante et sous tutelle de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Il milite pour un "usage maîtrisé de l'amiante" jusqu'à sa dissolution en 1995. Le comité, dont le financement sera entièrement dépendant des industries, comprendra notamment des experts et des médecins du travail,....une honte absolue qui démontre la pure vénalité d'une partie des chercheurs.

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